Dans un communiqué publié le samedi 11 avril, plusieurs responsables des agences des Nations unies ont lancé un appel alarmant concernant l’impunité face aux violations du droit international au Moyen-Orient. Ce cri d’alerte intervient alors que les pertes humaines se chiffrent par milliers, six semaines après le déclenchement des hostilités.
EN BREF
- Les chefs d’agences de l’ONU dénoncent des violations massives du droit international.
- Plus de 2000 morts au Liban depuis le début des frappes américano-israéliennes.
- Appel urgent au respect des règles de protection des civils et des infrastructures.
Les signataires de ce communiqué, parmi lesquels figure Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, expriment leur inquiétude face à la situation humanitaire qui se dégrade rapidement. Ils soulignent que même en temps de guerre, des règles doivent être respectées, et que ces règles sont essentielles pour protéger les civils.
Depuis le 28 février, date à laquelle les frappes américano-israéliennes sur l’Iran ont donné le coup d’envoi à ce conflit, le bilan humain s’est alourdi. « En un mois seulement, des dizaines de milliers de civils ont été tués ou blessés », indiquent les responsables onusiens. Les conséquences de cette guerre sont dévastatrices : des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises, et l’accès aux services essentiels est de plus en plus précaire.
Les agences de l’ONU ne peuvent ignorer les atrocités qui se produisent sur le terrain. « Les services de santé, les hôpitaux et les ambulances ont été ciblés. Des écoles ont été frappées, et des infrastructures civiles, telles que des ponts et des installations d’eau potable, ont été détruites », précisent-elles. Cela met en lumière l’impact disproportionné de la guerre sur les populations vulnérables, en particulier sur les femmes, les enfants et les personnes ayant des besoins spécifiques.
Les travailleurs humanitaires, qui tentent de répondre aux besoins urgents, subissent également des pertes tragiques. Le communiqué fait état de 14 travailleurs humanitaires tués ou blessés depuis le début de l’année dans les Territoires palestiniens occupés, huit en Iran et cinq au Liban. Cette situation est décrite comme « alarmante » et souligne l’urgence d’une intervention pour protéger ceux qui œuvrent sur le terrain.
En conclusion, les responsables des agences onusiennes mettent en avant la nécessité de respecter les obligations légales de protection des civils. Ils condamnent fermement toutes les attaques visant les civils, y compris les travailleurs humanitaires et les infrastructures essentielles. « Nous demandons que toutes les parties impliquées, qu’il s’agisse d’États membres de l’ONU ou de groupes armés, respectent leurs engagements », concluent-ils, appelant à un cesser-le-feu immédiat et à des efforts concertés pour mettre fin à cette spirale de violence.