Valérie Damidot évoque les violences conjugales face à sa fille Roxane

Dans un livre à paraître le 24 avril, Valérie Damidot se livre sur son passé tumultueux de violences conjugales. Dans Mères et filles, coécrit par les sœurs Massenet, elle aborde avec sa fille Roxane les souffrances qu’elle a endurées, notamment de la part de son père biologique. Cette confession bouleversante met en lumière les conséquences de la violence au sein du foyer.

EN BREF

  • Valérie Damidot partage son expérience de violences conjugales dans un livre.
  • Elle évoque la peur de ses enfants face à la violence de leur père.
  • Roxane, sa fille, la rassure sur la culpabilité liée à ces événements.

Dans cet ouvrage, des personnalités se livrent sur des thèmes variés, allant de l’homophobie à la maladie, mais c’est le témoignage de Damidot qui retient particulièrement l’attention. Elle rappelle que dans le passé, elle a subi des violences physiques et psychologiques, un secret qu’elle a longtemps gardé pour protéger ses enfants.

Roxane, aujourd’hui adulte, se souvient de l’atmosphère tendue qui régnait chez elle lorsque ses parents étaient ensemble. « Le climat était très tendu, ça se voyait tout de suite. C’était une personne très, très violente ; on vivait dans une atmosphère de violence psychologique et physique », explique Valérie Damidot. Cette prise de conscience a été le moteur de sa décision de quitter son ex-conjoint. Elle confie : « Je me suis dit qu’il fallait mettre un terme à tout ça. Je l’ai fait parce que ce n’était pas possible d’élever des enfants comme ça. »

Ce témoignage résonne avec force, car il met en avant le dilemme de nombreuses mères confrontées à des situations similaires. La peur pour la sécurité de ses enfants a été un facteur déterminant dans sa décision de partir. Valérie Damidot souligne qu’il était essentiel pour elle de créer un environnement sain et heureux pour Roxane et son petit frère, Norman.

En évoquant la culpabilité qui l’a souvent habitée, elle déclare : « Parfois, je me suis sentie coupable… Mais il a reproduit le même schéma avec la femme et l’enfant qu’il a eus après. Ce n’était pas ma faute. » Cette nuance est importante, car elle rappelle que la responsabilité de la violence repose entièrement sur l’agresseur, et non sur la victime.

Roxane, comprenant la douleur de sa mère, lui rappelle que rien de ce qui s’est passé n’était de sa faute. C’est une conversation émouvante qui illustre la force des liens entre une mère et sa fille, surtout dans les moments difficiles. Valérie Damidot reconnaît que la culpabilité est un sentiment courant, mais elle se réjouit que ses enfants aient pu se reconstruire, notamment grâce à leur beau-père, Régis Viogeat, qui a su leur apporter amour et soutien.

Ce livre, annoncé comme un recueil de témoignages puissants, pourrait devenir un outil essentiel pour sensibiliser le public aux réalités des violences conjugales et à leurs effets dévastateurs sur les familles. En partageant son histoire, Valérie Damidot espère ouvrir la voie à une meilleure compréhension et une plus grande empathie pour ceux qui souffrent en silence.