Le procès en appel concernant les allégations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a pris fin ce mercredi 27 mai 2026. La cour a annoncé que la décision sera rendue le 30 novembre prochain, après les plaidoiries des avocats de l’ancien président.
EN BREF
- Le procès en appel de Nicolas Sarkozy s’est achevé le 27 mai 2026.
- Le verdict sera annoncé le 30 novembre 2026.
- Des réquisitions de sept ans de prison ont été demandées par le parquet général.
Au terme de cette audience, les avocats de Nicolas Sarkozy ont plaidé pour sa relaxe. L’un des avocats, Christophe Ingrain, a critiqué ce qu’il qualifie de « roman grotesque » qui entoure l’ancien chef d’État. Il a souligné que depuis treize ans, des efforts ont été déployés pour l’impliquer dans cette affaire, sans succès probant.
La défense de M. Sarkozy a été mise à mal durant le procès, notamment par les déclarations de Claude Guéant, un ancien collaborateur de l’ex-président. Guéant a fourni des attestations remettant en question la version de son ancien patron. Il a affirmé avoir servi au mieux Nicolas Sarkozy et a évoqué des échanges concernant le dictateur libyen Mouammar Kadhafi.
En première instance, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, bien qu’il ait été acquitté des trois autres charges. Sa peine avait entraîné une incarcération de vingt jours à la prison de la Santé à Paris. Dans le cadre de ce procès en appel, le parquet général a demandé une peine plus sévère de sept ans de prison, ainsi que 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
Les avocats de l’ex-président ont exprimé leur espoir que la cour prenne en compte le doute qui a toujours plané sur cette affaire. Sébastien Schapira, un autre membre de l’équipe de défense, a insisté sur le besoin de rendre justice à Nicolas Sarkozy, affirmant que la relaxe était nécessaire pour restaurer son honneur.
Au terme de cette journée, Nicolas Sarkozy a partagé ses sentiments sur l’attente qui l’accompagne jusqu’au verdict. Il a affirmé ne pas avoir « trahi la confiance des Français » et a exprimé son angoisse quant à la possibilité de retourner en prison. Cette situation souligne la gravité des accusations qui pèsent encore sur lui, et l’attente du verdict se fait dans un climat de tension.
La date du 30 novembre est désormais cruciale pour l’ancien président, qui espère voir son nom lavé de toutes ces accusations. L’issue de ce procès pourrait avoir des répercussions significatives sur sa carrière politique et son image publique.