Le 7 avril 2026, la Russie et la Chine ont exercé leur droit de veto contre une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette résolution, qui appelait à garantir la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, a été rejetée, suscitant des réactions vives des pays du Golfe. Cette situation intervient dans un contexte tendu, où l’Iran avait été mis sous pression, avec un ultimatum émis par le président américain Donald Trump.
EN BREF
- La Russie et la Chine opposent leur veto à une résolution de l’ONU sur le détroit d’Ormuz.
- Le projet visait à sécuriser la navigation maritime dans cette région stratégique.
- Les pays du Golfe expriment leur déception face à cette décision.
Lors d’une session du Conseil de sécurité, l’ambassadeur de la Russie à l’ONU, Vassily Nebenzia, a fait part de son opposition à cette résolution. Ce texte, soutenu par Bahreïn et les États-Unis, visait à permettre aux États de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des navires dans le détroit, une voie maritime cruciale pour le transit du pétrole.
Le projet de résolution avait déjà été modifié pour éviter un veto, se limitant à des mesures « défensives » afin de répondre aux préoccupations de certains pays, dont la France. Cependant, la proposition a finalement recueilli 11 voix pour, deux contre, et deux abstentions, ce qui a conduit à son rejet.
Abdoullatif ben Rachid al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, a déclaré que ce veto envoyait un « mauvais signal au monde ». Selon lui, cela démontre que les menaces pesant sur les voies de navigation ne suscitent pas de réponse adéquate de la part des instances internationales responsables du maintien de la paix.
En réaction, l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a affirmé que les États-Unis continueraient à agir en légitime défense et à protéger leurs alliés malgré le rejet de la résolution. Ce développement souligne les tensions persistantes dans la région et l’importance stratégique du détroit d’Ormuz, par où transitent environ 20% du pétrole mondial.
La situation dans le détroit d’Ormuz illustre les défis complexes auxquels le Conseil de sécurité est confronté, alors que les enjeux géopolitiques se mêlent à des préoccupations sécuritaires. Alors que la communauté internationale continue de surveiller l’évolution de la situation, il est clair que les tensions entre les grandes puissances et leur influence sur le Moyen-Orient demeurent un sujet de préoccupation majeur.
Ce veto pourrait également avoir des répercussions sur les relations diplomatiques entre les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient, en particulier en ce qui concerne les questions de sécurité maritime. Le détroit d’Ormuz, essentiel pour l’économie mondiale, reste un point focal des tensions géopolitiques actuelles.