Vincent Cerutti condamné pour agression sexuelle : le tribunal tranche sur son comportement

Ce 4 février, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire qui oppose Vincent Cerutti à une ancienne collègue. L’ancien animateur de Chérie FM et ex-présentateur de Danse avec les stars a été reconnu coupable d’agression sexuelle pour avoir mordu à deux reprises les fesses d’une collègue, Caroline Barel. Les faits se sont déroulés entre novembre 2015 et février 2016, sur le lieu de travail de l’animateur.

EN BREF

  • Vincent Cerutti a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour agression sexuelle.
  • La victime a témoigné d’un refus clair de ces comportements, soulignant leur impact sur sa carrière.
  • Cerutti a immédiatement annoncé son intention de faire appel de la décision.

Lors de son procès en décembre dernier, Vincent Cerutti, âgé de 44 ans, avait reconnu les faits mais contesté toute intention sexuelle. Il avait décrit ces gestes comme un « jeu potache » et « bon enfant », une explication qui n’a pas convaincu le tribunal ni la plaignante. L’animateur avait évoqué un prétendu jeu intitulé « Tout cul tendu, mérite son dû », où des morsures ou des fessées étaient infligées à ceux qui se baissaient pour ramasser un objet.

« Je n’avais pas l’intention de faire mal », avait-il déclaré à la barre. Cerutti s’est présenté comme immature et a reconnu qu’il aurait dû mettre un terme à ce « jeu » plus tôt. « J’ai honte encore aujourd’hui d’avoir joué à ce jeu ridicule », a-t-il ajouté, en exprimant des regrets sur ses actions.

En revanche, Caroline Barel, ancienne standardiste chez NRJ, a livré un témoignage poignant. « Il parle de jeu consenti. Mais moi, je n’avais pas envie qu’on me morde les fesses », a-t-elle déclaré. Elle a précisé qu’elle avait clairement exprimé son refus dès le début de son contrat et qu’elle n’avait porté plainte qu’après l’échec d’une enquête interne menée par NRJ. En larmes, elle a évoqué comment cette expérience avait ruiné ses aspirations professionnelles, la conduisant à abandonner sa carrière dans la radio pour un emploi dans le commerce.

Le tribunal correctionnel de Paris a finalement condamné Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis, une peine plus sévère que les réquisitions du procureur qui avait demandé six mois avec sursis et une amende de 10 000 euros. Cette décision a été accueillie par un appel immédiat de l’animateur. Son avocat, Antoine Vey, a réagi en affirmant que « le tribunal a rendu sa décision sur le seul fondement des accusations de la plaignante ». Il a ajouté que « Vincent Cerutti n’a jamais agressé sexuellement quiconque » et qu’ils établiront cette vérité lors de l’appel.

Cette affaire soulève des questions importantes sur le consentement et les comportements appropriés en milieu professionnel. Le témoignage de Caroline Barel met en lumière l’impact psychologique que de tels actes peuvent avoir sur les victimes, souvent réduites à des silences insupportables. Dans un environnement où les abus de pouvoir et le harcèlement sexuel sont encore trop présents, la justice s’efforce de rappeler que les frontières entre le « jeu » et l’agression ne doivent jamais être floues.