Vingt bateaux français partent pour Gaza afin de défier le blocus israélien

Ce samedi 4 avril, une vingtaine de bateaux français a quitté le port de Marseille, poussés par un élan militant et une forte volonté d’action. Ces navires, qui s’intègrent à une flottille internationale, visent à briser le blocus israélien et à atteindre la bande de Gaza. L’initiative, qui devrait rassembler une centaine de bateaux au total, a été saluée par plus d’un millier de personnes présentes sur le port pour soutenir cette action symbolique.

EN BREF

  • Une flottille de vingt bateaux a quitté Marseille pour Gaza.
  • Le collectif « Thousand Madleens » soutient la visibilité de la Palestine.
  • Le blocus israélien de Gaza est en vigueur depuis 2007.

Les cris de ralliement tels que « Gaza, Marseille est avec toi ! » ont résonné dans le port, traduisant l’engagement de ceux qui soutiennent cette opération. Nommée « Thousand Madleens », en hommage à la pêcheuse gazaouie Madleen Kulab, cette flottille incarne la solidarité envers les habitants de Gaza, souvent oubliés dans le débat public.

Les bateaux, principalement des voiliers, ont pris le large peu après 17 heures, accueillis par une salve d’applaudissements et de chants. Ils se dirigeront vers la « Global Sumud Flotilla », qui partira de Barcelone le 12 avril, avec une arrivée espérée autour du 20 avril. Un arrêt d’une semaine au sud de l’Italie est également prévu pour une formation à la non-violence, essentielle pour les participants.

Manon, une membre d’équipage qui a souhaité garder son nom de famille secret, a exprimé l’urgence de redonner une visibilité à la Palestine, soulignant que ce sujet est souvent éclipsé par d’autres préoccupations internationales. « L’objectif est de casser le siège pour que les Palestiniens puissent avoir de l’aide humanitaire », a-t-elle ajouté, affichant sur les voiles une grande branche d’olivier et le slogan « Globalize the intifada ».

Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative prend forme. En automne 2025, une flottille de cinquante bateaux, incluant des figures politiques et des militants comme Greta Thunberg, avait été interceptée par la marine israélienne, dans des conditions jugées illégales par les organisateurs et Amnesty International. Les participants avaient été arrêtés et expulsés.

La bande de Gaza, gouvernée par le Hamas, subit un blocus israélien depuis 2007, ce qui complique l’acheminement de l’aide humanitaire. Des tensions persistantes entre Israël et le Hamas continuent d’alimenter le conflit, avec des accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu établi après une guerre intense de deux ans. Les accusations de génocide à l’encontre d’Israël par le biais de plusieurs organisations ont également été un sujet de discorde, Israël rejetant fermement ces allégations.

Alors que cette nouvelle flottille se prépare à prendre la mer, les enjeux politiques et humanitaires autour de Gaza restent plus que jamais d’actualité. Le départ des navires de Marseille témoigne d’une volonté de résistance et d’un appel à la solidarité internationale face à une situation complexe et préoccupante.