Ce samedi 18 juillet 2026, la ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son Hui, a entamé une visite officielle en Russie, sur invitation de son homologue Sergueï Lavrov. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où les deux pays renforcent leurs liens, notamment depuis le début de l’offensive russe en Ukraine.
EN BREF
- Choe Son Hui, ministre nord-coréenne, visite la Russie pour renforcer les liens bilatéraux.
- Huit personnes ont été tuées en Russie lors d’une attaque de drones ukrainienne.
- Le gouvernement botswanais dénonce le recrutement trompeur de ses ressortissants pour combattre en Ukraine.
La visite de Choe Son Hui survient à un moment où la Corée du Nord et la Russie, bien que la Chine demeure le principal soutien économique de Pyongyang, cherchent à approfondir leurs relations. Ce rapprochement s’est intensifié depuis l’escalade du conflit en Ukraine, qui a débuté en 2022. En 2024, lors d’une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue nord-coréen, un accord de défense avait été établi, marquant une étape significative dans leur collaboration.
En parallèle, la situation en Russie se détériore avec des attaques ukrainiennes. Récemment, un raid de drones a causé la mort de huit personnes, dont sept employés d’un centre logistique de Wildberries, entreprise de e-commerce. Cet incident a également fait plusieurs blessés, soulignant la vulnérabilité des infrastructures russes face à ces frappes.
Les autorités russes ont rapporté que le centre logistique touché à Kotovsk a été gravement endommagé, tandis qu’une autre attaque à Elektrostal a entraîné des pertes humaines et des blessures. De plus, un incendie dans un dépôt de pétrole à Noginsk a nécessité l’évacuation d’une maternité voisine, témoignant de la gravité des conséquences de ces attaques.
Parallèlement, un autre sujet préoccupant émerge, celui du recrutement de citoyens botswanais par les forces russes. Le gouvernement du Botswana a exprimé son inquiétude face à un nombre croissant de jeunes de ce pays envoyés en Ukraine sous de faux prétextes. Des rapports indiquent que ces ressortissants, une fois en Russie, se retrouvent contraints de prendre part à des combats.
Le ministère botswanais des Relations internationales a déclaré que l’augmentation du nombre de ressortissants recrutés par tromperie est alarmante. Les témoignages de Botswanais sur le front décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles, ce qui soulève des questions sur le traitement des soldats étrangers dans le cadre de la guerre en Ukraine.
En décembre dernier, le gouvernement botswanais avait déjà mentionné que deux jeunes de leur pays pourraient avoir été recrutés. De plus, un collectif dénommé « All Eyes on Wagner » a révélé que plus de 1 400 Africains avaient été enrôlés par la Russie entre janvier 2023 et septembre 2025 pour combattre en Ukraine, avec un bilan tragique de plus de 300 décès.
Les principales nationalités parmi ces recrues viennent d’Égypte, du Cameroun et du Ghana, mais plusieurs pays de la région australe, dont le Botswana, rapportent également des cas similaires. Cette situation souligne les enjeux complexes du conflit actuel et les implications internationales du recrutement de combattants étrangers par la Russie.
La visite de Choe Son Hui et les informations sur le recrutement de Botswanas illustrent ainsi les nouvelles dynamiques géopolitiques qui se dessinent dans le cadre de ce conflit, où les alliances se forment et se renforcent dans un contexte de tensions croissantes.