La Bourse de New York a terminé dans le rouge ce jeudi 12 mars 2026, en grande partie à cause du conflit au Moyen-Orient et de l’envolée des prix du pétrole. Cette situation ravive les inquiétudes sur une éventuelle accélération de l’inflation, un sujet qui préoccupe de nombreux investisseurs.
EN BREF
- Le Dow Jones a chuté de 1,56 % et le Nasdaq de 1,78 %.
- Les cours du pétrole ont augmenté de plus de 9 %, atteignant leur plus haut depuis l’été 2022.
- Les tensions au Moyen-Orient continuent d’inquiéter les marchés financiers.
Les indices américains, dont le Dow Jones, ont enregistré des baisses significatives, le premier reculant de 1,56%, tandis que l’indice Nasdaq a cédé 1,78%. L’indice élargi S&P 500 a également perdu 1,52%. Ces chiffres montrent clairement que les marchés réagissent aux fluctuations des prix du pétrole et aux inquiétudes concernant des perturbations énergétiques prolongées.
Angelo Kourkafas, analyste chez Edward Jones, a déclaré que les investisseurs semblaient moins convaincus qu’une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient soit envisageable, renforçant ainsi la pression sur les marchés. Dans ce contexte, les cours du pétrole ont enregistré une hausse de plus de 9% jeudi, atteignant un niveau de clôture inédit depuis l’été 2022.
Pour tenter de stabiliser la situation, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé un prélèvement historique de ses réserves stratégiques de pétrole. Cependant, cet effort est perçu comme un tampon temporaire, jugé insuffisant pour compenser la réduction des flux de pétrole passant par le détroit d’Ormuz, une voie cruciale pour l’approvisionnement mondial.
Les événements récents ont également été marqués par des déclarations alarmantes de l’Iran, qui a promis de mener une guerre d’usure contre les États-Unis et ses alliés, tout en maintenant le détroit d’Ormuz fermé à leurs navires. Cette situation a été exacerbée par plusieurs explosions survenues dans des infrastructures pétrolières dans la région du Golfe, alimentant la volatilité des marchés.
Jose Torres, analyste chez Interactive Brokers, a souligné que cette incertitude laisse peu de marge de manœuvre aux acteurs financiers. Si la guerre venait à se prolonger, les investisseurs pourraient devoir réévaluer leurs perspectives sur l’inflation et la croissance économique.
Parallèlement, les taux obligataires ont connu une hausse, avec le rendement à dix ans des emprunts d’État américain atteignant 4,26%. Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à la clôture de la veille. Ce mouvement témoigne de l’anxiété des investisseurs face à l’instabilité croissante des marchés.
Dans le même temps, le président américain Donald Trump a réaffirmé que sa priorité serait d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, plutôt que de se préoccuper des prix du pétrole. Il a également été rapporté que l’armée américaine n’était pas prête à escorter des navires dans le détroit d’Ormuz, une situation qui pourrait évoluer dans les semaines à venir.
En revanche, la journée n’a pas été entièrement sombre pour tous les secteurs. La solution de paiement mobile PayPay a connu un lancement réussi, avec son action clôturant à 18,16 dollars, soit une hausse de 13,5% par rapport à son prix d’introduction de 16 dollars. De plus, les fabricants d’engrais ont enregistré des performances remarquables, avec CF Industries et Intrepid Potash affichant des hausses respectives de 13,21% et 10,62%.
Cette dynamique suggère que, malgré les tensions géopolitiques, certains secteurs peuvent encore prospérer dans un environnement incertain. Toutefois, l’avenir reste incertain pour la Bourse de New York, qui devra naviguer à travers les turbulences du marché du pétrole et les conséquences du conflit au Moyen-Orient.