La Bourse de New York a clôturé en baisse ce jeudi 18 mars 2026, sous l’effet d’une agitation croissante sur le marché pétrolier. Les investisseurs, inquiets d’une possible inflation due à la hausse des prix de l’énergie, ont vu les indices boursiers plonger.
EN BREF
- Le Dow Jones a reculé de 0,44 %, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont perdu 0,28 %.
- Les tensions avec l’Iran et les attaques sur des infrastructures énergétiques aggravent la situation.
- Les investisseurs s’inquiètent des répercussions sur les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les marchés ont particulièrement souffert des événements récents au Moyen-Orient, où le conflit avec l’Iran s’est intensifié. Les attaques visant des installations énergétiques ont provoqué une flambée des prix du pétrole, alimentant des craintes d’une inflation croissante. Jose Torres, analyste chez Interactive Brokers, a souligné que ces tensions géopolitiques pèsent lourdement sur l’ensemble des marchés.
Les regards des investisseurs se sont portés sur le plus grand site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, situé au Qatar. Ce site a subi des dommages considérables à la suite de frappes répétées, selon QatarEnergy. Le Premier ministre qatari a prévenu que les répercussions de ces attaques seraient « majeures » pour les approvisionnements énergétiques à l’échelle mondiale.
Depuis le début des hostilités dans la région, les prix de l’énergie semblent être le principal indicateur du comportement des marchés financiers. Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, a affirmé que les fluctuations des prix de l’énergie constituent désormais la boussole des investisseurs. Une augmentation de ces prix est généralement corrélée à une baisse des indices boursiers.
Toutefois, certaines déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en fin de journée ont apporté un léger soutien à Wall Street. Selon lui, le conflit avec l’Iran pourrait se résoudre plus rapidement que prévu, ce qui a suscité un regain d’optimisme parmi certains investisseurs. Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.com, a noté que cette déclaration a eu un impact positif sur le marché, traduisant une réaction instinctive des investisseurs.
Du côté des marchés obligataires, le rendement des emprunts d’État à dix ans a connu de fortes variations. Il a atteint 4,32 % en raison des craintes inflationnistes, avant de redescendre à 4,24 % après la mise à jour d’une licence américaine concernant le pétrole russe. Cette actualisation, bien qu’initialement perçue comme une ouverture pour la Russie, concerne en réalité des livraisons vers Cuba et la Corée du Nord, pour lesquelles Washington a réaffirmé son interdiction.
En ce qui concerne les entreprises, le géant des puces Micron a vu son action plonger de 3,78 %, malgré des résultats financiers supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre. Son bénéfice net par action a atteint environ 12 dollars, contre 9,15 dollars anticipés. Les investisseurs ont cependant été perturbés par une révision à la hausse de ses prévisions d’investissements pour l’exercice 2026.
Pour sa part, la plateforme de design collaboratif Figma a chuté de 4,12 %. Cette baisse fait suite à l’annonce par Google d’un nouvel outil d’intelligence artificielle susceptible de concurrencer les solutions de Figma. Cette sanction boursière s’inscrit dans un contexte où de nombreuses entreprises du secteur technologique subissent des pressions, Wall Street craignant que le développement de l’IA ne menace leur modèle économique traditionnel.
Les jours à venir s’annoncent déterminants pour Wall Street, alors que les tensions géopolitiques et les fluctuations des prix de l’énergie continuent de façonner le paysage économique. Les investisseurs devront rester attentifs aux développements sur ces fronts cruciaux.