Wall Street en baisse, les cours du pétrole impactent le marché

La Bourse de New York a ouvert en baisse ce jeudi 24 mars 2026, sous l’influence persistante des cours du pétrole, qui ont repris de la hauteur en raison d’un manque d’avancée dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran. En milieu de journée, l’indice Dow Jones affichait un recul de 0,49 %, tandis que le Nasdaq, qui se concentre sur la technologie, perdait 1,12 %. L’indice élargi S&P 500, quant à lui, enregistrait une baisse de 0,83 %.

EN BREF

  • Wall Street ouvre en baisse, influencée par la hausse des prix du pétrole.
  • Les négociations entre les États-Unis et l’Iran stagnent, accentuant les tensions.
  • Les géants technologiques comme Meta et Google subissent des reculs significatifs.

Les analystes soulignent que « les cours du pétrole dirigent le marché en ce moment », selon Peter Cardillo de Spartan Capital. Après une période de détente où le prix du West Texas Intermediate (WTI) avait frôlé les 80 dollars le baril, il a connu une hausse importante, atteignant presque 95 dollars.

Les tensions géopolitiques continuent de peser sur le moral des investisseurs. En effet, bien que plusieurs initiatives diplomatiques soient en cours pour rapprocher les États-Unis et l’Iran et mettre fin à la guerre, les déclarations des dirigeants des deux pays restent fermes. Sur le réseau Truth Social, Donald Trump a exhorté les négociateurs iraniens à « devenir sérieux très vite, avant qu’il ne soit trop tard ». De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que la République islamique souhaitait « mettre fin à la guerre à ses propres conditions ».

Ce climat de guerre a ravivé les craintes des investisseurs, comme l’a noté Patrick O’Hare de Briefing.com : « Ce matin, la guerre est de retour au premier plan », ce qui entraîne un mouvement général d’aversion au risque. En conséquence, le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans a augmenté, atteignant 4,372 %, contre 4,328 % à la clôture de la veille, se rapprochant de ses plus hauts niveaux depuis juillet dernier.

Peter Cardillo a mis en garde, en déclarant que « nous sommes dans la quatrième semaine de guerre » et que les prix du pétrole ne pourront pas rester à ces niveaux sans avoir un impact sur l’inflation et l’économie dans son ensemble.

À la cote, plusieurs entreprises technologiques subissent des pertes notables. Meta, par exemple, a vu son action chuter de 2,84 % après avoir été condamnée par un jury de Los Angeles pour avoir contribué à la dépression d’une adolescente via son réseau social Instagram. Ce verdict oblige Meta à verser 4,2 millions de dollars dans ce dossier, tandis que des centaines d’autres procédures similaires sont en cours aux États-Unis.

Google a également été touché par une condamnation liée à sa plateforme YouTube, mais la maison mère Alphabet, grâce à ses activités diversifiées, a limité la casse avec une baisse de 1,94 % sur le marché. En revanche, Snap, la société mère de Snapchat, a vu son action diminuer de 2,55 %, ayant choisi de régler amiablement un conflit avec une plaignante.

Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur Snapchat, centrée sur la protection des mineurs, ce qui pourrait ajouter une pression supplémentaire sur le secteur.

Enfin, le secteur des semi-conducteurs ressent également les effets de cette instabilité. Plusieurs acteurs des puces mémoire continuent de reculer après l’annonce par Google d’un nouvel algorithme permettant de réduire les besoins en mémoire des grands modèles d’intelligence artificielle. Cette révolution technologique avait précédemment créé une pénurie sur le marché des puces mémoire, essentielles pour le fonctionnement des GPU et CPU, entraînant une hausse significative des cours de leurs fabricants.

Ce jeudi, de grandes entreprises du secteur, telles que Micron, Sandisk et Western Digital, affichent des baisses respectives de 3,23 %, 4,37 % et 2,95 %, illustrant ainsi les tensions persistantes au sein du marché technologique.