Wall Street en forte hausse après l’annonce d’un cessez-le-feu entre États-Unis et Iran

La Bourse de New York a enregistré une nette hausse mercredi, alimentée par un sentiment de soulagement parmi les investisseurs suite à l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Ce cessez-le-feu, qui inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, a permis de redynamiser les marchés financiers, jusqu’alors affectés par les tensions géopolitiques dans la région.

EN BREF

  • Le Dow Jones a grimpé de 2,96%, le Nasdaq de 3,09% et le S&P 500 de 2,48%.
  • Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran entraîne une baisse des prix du pétrole.
  • Les compagnies aériennes et les groupes de livraison profitent de la situation, enregistrant des hausses significatives.

Vers 13H50 GMT (15H50 à Paris), les indices boursiers ont affiché des résultats encourageants : le Dow Jones gagnait 2,96%, l’indice Nasdaq progressait de 3,09% et l’indice élargi S&P 500 grimpait de 2,48%. Steve Sosnick, analyste chez Interactive Brokers, a souligné que cette réaction était « quelque peu euphorique », représentant le rebond tant espéré par les investisseurs.

La trêve, conclue dans la nuit de mardi à mercredi, a vu Téhéran accepter de rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie maritime par laquelle transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. Cette décision a contribué à faire chuter les prix du brut, apaisant ainsi les inquiétudes d’un choc inflationniste qui pourrait entraver la croissance économique mondiale.

Malgré cet optimisme, des interrogations persistent quant à la durabilité de cette trêve. Steve Sosnick a mis en garde : « Combien de temps faudra-t-il pour que la situation revienne à la normale concernant le transport du pétrole à travers le monde ? Et qu’en est-il de la remise en état des installations de production ? »

Le vice-président américain JD Vance, présent en Hongrie, a qualifié le cessez-le-feu de « fragile », avertissant l’Iran contre toute forme de « tricherie ». Pendant ce temps, une intense vague d’attaques iraniennes a été signalée au Koweït, causant des dommages aux infrastructures pétrolières et électriques. Les Émirats arabes unis ont également rapporté de nouveaux tirs de missiles et de drones, témoignant de la volatilité de la situation régionale.

Pour l’heure, les investisseurs semblent faire abstraction de ces préoccupations. L’indice Vix, qui évalue la nervosité des marchés, a connu une baisse de 21,92 %. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État à dix ans s’est détendu, se situant autour de 4,26 %, contre 4,30 % la veille.

Certaines valeurs ont particulièrement tiré profit de cette nouvelle dynamique. Les compagnies aériennes, qui avaient été lourdement pénalisées ces dernières semaines, ont vu leurs actions s’envoler : Delta Air Lines a progressé de 8,72 %, American Airlines de 9,90 %, et Alaska Air Group de 13,46 %. Les croisiéristes ont également connu une forte hausse, avec Carnival en hausse de 13,91 % et Royal Caribbean de 10,58 %.

Dans le même temps, les entreprises de livraison telles que FedEx (+3,72 %) et UPS (+3,81 %) ont bénéficié de cet élan positif, alors que les acteurs du secteur énergétique ont subi des pertes, à l’image de Chevron (-4,99 %), ExxonMobil (-6,41 %) et ConocoPhillips (-6,69 %).

Les développements géopolitiques récents semblent ainsi avoir relégué au second plan l’agenda macroéconomique habituel des investisseurs. Toutefois, ces derniers garderont un œil attentif sur la publication imminente du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine, prévue pour 17H00 GMT.