La Bourse de New York a clôturé sur une note de prudence ce lundi, le marché étant rattrapé par des craintes persistantes d’une escalade au Moyen-Orient. Les déclarations de Donald Trump, évoquant des « discussions sérieuses » avec l’Iran, n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs, entraînant des baisses dans la plupart des indices.
EN BREF
- Wall Street a affiché un léger repli sous l’effet des tensions au Moyen-Orient.
- Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars, impactant les marchés.
- Les investisseurs surveillent les données sur l’emploi américain attendues cette semaine.
Après une ouverture optimiste, l’indice Nasdaq a perdu 0,73 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a chuté de 0,39 %. En revanche, le Dow Jones a légèrement progressé de 0,11 %. Sam Stovall, analyste chez CFRA, a souligné que bien que la journée ait débuté sous de bons auspices, il est devenu évident que les investisseurs ne peuvent pas prendre toutes les déclarations au sérieux.
Les propos de Donald Trump, publiés sur son réseau social Truth Social, ont suscité des réactions mitigées. Le président a affirmé que les États-Unis étaient « en discussions sérieuses avec un régime nouveau et plus raisonnable » pour mettre un terme aux opérations militaires en Iran. Toutefois, il a également lancé des menaces à l’encontre de l’Iran, promettant des répercussions sévères si le détroit d’Ormuz, essentiel pour le transport d’hydrocarbures, n’était pas rouvert rapidement.
Ces événements ont provoqué des inquiétudes parmi les analystes, certains redoutant une prolongation du conflit, tandis que d’autres estiment que la situation pourrait favoriser la négociation d’un accord. La flambée des prix du pétrole, qui a franchi la barre des 100 dollars pour le baril de West Texas Intermediate, soulève également des préoccupations quant à l’impact durable sur l’économie, notamment sur les prix à la pompe.
Le marché obligataire a également réagi, avec une baisse du rendement des emprunts d’État à dix ans, tombant à 4,35 %, comparé à 4,43 % à la clôture de vendredi. Jose Torres, d’Interactive Brokers, a noté que cette chute des taux reflète une intensification des craintes de ralentissement économique, surpassant les attentes d’une inflation plus élevée.
Les investisseurs se préparent désormais à une série de publications économiques, y compris les chiffres sur l’emploi non-agricole pour le mois de mars, qui seront publiés vendredi. Ce rapport est particulièrement scruté pour évaluer la santé du marché du travail américain.
Du côté des entreprises, les acteurs du secteur des puces mémoire ont continué de souffrir, notamment après l’annonce par Google d’un nouvel algorithme réduisant les besoins en mémoire pour les modèles d’intelligence artificielle. Ainsi, Micron a enregistré une chute de 9,88 %, Sandisk a perdu 7,04 %, et Western Digital a plongé de 8,60 %.
À l’inverse, le titre du producteur d’aluminium Alcoa a été particulièrement recherché, grimpant de 8,22 % à 63,21 dollars, dans un contexte de hausse des prix du métal suite à des attaques sur deux fonderies majeures dans le Golfe. En revanche, Boston Scientific, spécialisée dans le matériel médical, a connu une baisse de 9,02 % à 62,93 dollars, en raison de résultats mitigés concernant ses essais cliniques sur un dispositif destiné aux patients à risque d’accident vasculaire cérébral.
Il est à noter que la Bourse américaine sera fermée ce vendredi en raison du Vendredi saint.