Wall Street oscille après les menaces de Trump envers l’Iran

La Bourse de New York a connu une clôture mitigée ce jeudi, en raison des propos plus agressifs que prévu du président Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. Après une ouverture marquée par une baisse significative, les principaux indices ont finalement terminé en ordre dispersé.

EN BREF

  • Le Dow Jones a reculé de 0,13%, tandis que le Nasdaq a progressé de 0,18%.
  • Les commentaires de Trump sur l’Iran ont suscité des tensions sur le marché pétrolier.
  • Les demandes d’inscription au chômage ont été moins élevées que prévu, mais n’ont pas influencé les marchés.

Le Dow Jones a limité sa perte à 0,13%, tandis que l’indice Nasdaq a enregistré un léger gain de 0,18%. L’indice élargi S&P 500 a quant à lui terminé en baisse de 0,11%. Dave Grecsek, analyste chez Aspiriant, a souligné la difficulté de lire la tendance actuelle des marchés : « On a connu ces derniers temps des journées un peu instables, où l’évolution des cours est assez imprévisible. »

Les commentaires du président Trump, tenus lors d’une allocution mardi soir, ont déçu de nombreux investisseurs. Ces derniers espéraient des éclaircissements concernant la fin du conflit avec l’Iran. Trump a promis de frapper Téhéran « extrêmement durement » dans les semaines à venir, une déclaration qui a provoqué une hausse des tensions sur le marché pétrolier. En effet, le prix du brut a bondi de plus de 11% jeudi, exerçant une pression supplémentaire sur les actions.

Les investisseurs, cependant, ont vu dans cette hausse des prix une opportunité de racheter des actions, malgré l’absence de raisons évidentes pour justifier une telle décision. Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, a qualifié la situation de « casse-tête ».

Du côté des indicateurs économiques, les demandes d’inscription au chômage ont montré des résultats meilleurs que prévu, avec 202.000 nouvelles demandes contre 212.000 anticipées. Pourtant, cette publication n’a guère eu d’impact sur le marché, les opérateurs semblant s’être habitués à l’incertitude provoquée par le conflit avec l’Iran.

Les investisseurs attendent avec impatience un ensemble de chiffres concernant le marché du travail américain, dont la publication est prévue pour vendredi. Cependant, avec Wall Street fermée ce jour-là pour le Vendredi saint, la réaction du marché à ces données ne sera probablement visible que lundi prochain.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à dix ans se maintenait autour de 4,30%, en légère baisse par rapport à 4,32% la veille. Du côté des valeurs, les compagnies aériennes ont été particulièrement affectées par la flambée des prix du pétrole. Delta Air Lines a perdu 1,29%, American Airlines a chuté de 2,61%, et Alaska Air Group a reculé de 0,85%.

Le constructeur de véhicules électriques Tesla a également été sanctionné par le marché, avec une baisse de 5,42%, après avoir annoncé des ventes en deçà des attentes pour le premier trimestre. La société a livré environ 358.000 véhicules, alors que le consensus des analystes de Factset s’élevait à 381.000.

Les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas réagi de manière significative à la signature d’un décret par Trump, instaurant une surtaxe sur certains médicaments importés. Eli Lilly a chuté de 1,98%, Moderna de 1,66%, et Pfizer de 0,81%, des valeurs déjà dans le rouge avant l’annonce du décret.