À deux jours de la commémoration du quatrième anniversaire de l’invasion russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accordé une interview à la BBC, où il a réaffirmé sa détermination à récupérer les territoires occupés par la Russie. Dans cet entretien, il a exprimé ses inquiétudes quant à l’ampleur du conflit, le qualifiant de précurseur d’une potentielle Troisième Guerre mondiale.
EN BREF
- Volodymyr Zelensky évoque une Troisième Guerre mondiale en lien avec l’invasion russe.
- Il exhorte les alliés occidentaux à intensifier la pression militaire et économique sur Moscou.
- Zelensky refuse de céder des territoires, craignant un affaiblissement des positions ukrainiennes.
Dans son entretien, Zelensky a insisté sur le fait que la guerre, qui perdure depuis quatre ans, devrait être une préoccupation mondiale. Selon lui, la Russie cherche à imposer un mode de vie qui altérerait les choix des peuples. Il a déclaré : « Je pense que Poutine l’a déjà commencée. La question est de savoir de quelle étendue de territoire il pourra s’emparer et comment l’arrêter. » Ces mots illustrent l’angoisse d’un président qui se sent en première ligne d’une lutte non seulement pour son pays, mais aussi pour les valeurs démocratiques.
Le président ukrainien a également appelé ses alliés à ne pas relâcher la pression sur le Kremlin. « La Russie doit comprendre que le monde ne tolérera pas ses agressions, » a-t-il clamé. Zelensky a explicité que céder à certaines demandes de Moscou, comme la restitution de territoires, constituerait un abandon qui mettrait en péril non seulement l’intégrité territoriale de l’Ukraine, mais aussi le sort des Ukrainiens vivant dans ces régions.
En effet, il a souligné que céder des terres reviendrait à affaiblir les positions ukrainiennes et à abandonner des milliers de compatriotes. S’inquiétant de la division potentielle au sein de la société ukrainienne, il a affirmé : « Je vois les choses différemment. Pour moi, ce ne sont pas simplement des territoires. » Ces propos mettent en lumière la complexité des enjeux territoriaux dans le cadre du conflit.
Concernant les capacités militaires de l’Ukraine, Zelensky a reconnu que le pays manquait actuellement de troupes et d’armements nécessaires pour mener à bien ses objectifs. Il a précisé : « Ça ne dépend pas que de nous, mais aussi de nos partenaires. » Ce constat souligne l’importance d’un soutien accru de la communauté internationale pour garantir la sécurité et la souveraineté ukrainiennes.
Zelensky a également mis en garde contre une prolongation du conflit, indiquant que Vladimir Poutine ne chercherait pas à s’arrêter avec l’Ukraine. « Je pense que stopper Poutine aujourd’hui et l’empêcher d’occuper l’Ukraine serait une victoire pour le monde entier, » a-t-il insisté. Son message est clair : la lutte de l’Ukraine est indissociable de celle des nations qui défendent la démocratie et la liberté.
Alors que le quatrième anniversaire de l’invasion se profile, les mots de Zelensky résonnent comme un appel à l’action, une invitation à ne pas céder face à l’intimidation et à la violence. La détermination affichée par le chef d’État ukrainien est palpable, et il reste convaincu qu’un retour à la paix est possible, même s’il reconnaît que cela nécessitera du temps et des efforts soutenus.
En somme, la situation demeure tendue, et les défis que l’Ukraine doit relever sont nombreux. Toutefois, la résilience et la détermination des Ukrainiens, symbolisées par le président Zelensky, continuent d’inspirer un soutien international croissant face à l’agression russe.