Zelensky et Al-Chareh abordent sécurité et coopération à Damas

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a effectué une visite à Damas ce dimanche pour rencontrer son homologue syrien, Ahmed Al-Chareh. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité régionale et les répercussions de la guerre en cours entre l’Ukraine et la Russie.

EN BREF

  • Zelensky rencontre Al-Chareh pour discuter de la sécurité régionale.
  • Les enjeux militaires et la crise alimentaire ont été au cœur des échanges.
  • La visite intervient dans un contexte géopolitique complexe au Moyen-Orient.

Dans un message sur les réseaux sociaux, M. Zelensky a déclaré : « Nous avons discuté de la situation dans la région et des perspectives pour la rendre meilleure ». Il a également souligné l’importance d’échanger des expériences dans les domaines militaire et sécuritaire, un sujet d’intérêt mutuel compte tenu des tensions actuelles.

Accompagné du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, Zelensky est arrivé à Damas en provenance d’Istanbul. Cette visite vise à renforcer la coopération entre les pays et à aborder la situation sécuritaire dans la région, comme l’a précisé un haut responsable à l’AFP.

Lors de sa journée précédente à Istanbul, le président ukrainien avait rencontré Recep Tayyip Erdogan, le président turc. Les discussions ont porté sur la sécurité énergétique, maritime, et sur les efforts pour mettre un terme à la guerre en Ukraine qui dure depuis plus de quatre ans. Cette guerre a été exacerbée par les récents événements au Moyen-Orient, notamment les frappes israélo-américaines du 28 février, qui ont mis en pause les négociations entre Kiev et Moscou.

Les inquiétudes de l’Ukraine sont multiples. La prolongation du conflit au Moyen-Orient pourrait affecter les livraisons d’équipements militaires de ses alliés, tout en permettant à la Russie de bénéficier de l’augmentation des prix du pétrole et du gaz. C’est dans ce cadre que l’Ukraine souhaite mettre en avant son expertise en matière de défense anti-aérienne, particulièrement face aux drones iraniens Shahed, qui posent un défi pour plusieurs pays de la région.

La dynamique politique en Syrie est également influencée par le soutien russe au président Bachar al-Assad, dont le régime a vu son influence diminuer suite à la guerre. Malgré cela, Moscou et Damas continuent d’entretenir des relations cordiales, et le nouveau gouvernement syrien n’a pas exprimé le souhait de voir les troupes russes quitter le pays.

Le président Al-Chareh, qui a déjà rencontré son homologue russe, Vladimir Poutine, à plusieurs reprises, représente un point d’ancrage pour la Russie au Moyen-Orient. Les tensions géopolitiques persistantes dans la région, couplées à la guerre en Ukraine, soulignent l’importance des discussions bilatérales pour la stabilité future.

Alors que l’Ukraine navigue dans ces eaux troubles, ses efforts pour établir des alliances et des partenariats stratégiques avec d’autres nations, y compris la Syrie, illustrent une volonté de résilience face aux défis actuels.