Les récentes violences survenues lors des manifestations du week-end dernier ont suscité une forte indignation au sein de la communauté des commerçants. Patrick Martin, président du Medef, a exprimé ce mardi 20 octobre 2026, son désarroi face aux conséquences de ces événements sur des milliers de commerces. Il a dénoncé l’État pour son incapacité à protéger ces entreprises, affirmant que celle-ci doit assumer la responsabilité des pertes subies par les commerçants.
EN BREF
- Patrick Martin, président du Medef, accuse l’État d’être défaillant dans la protection des commerces.
- Entre 2000 et 3000 commerces ont été touchés par les violences du 17 octobre.
- Les commerçants demandent des mesures de soutien immédiates pour compenser les pertes.
Les manifestations qui ont eu lieu le week-end dernier ont entraîné des violences significatives à travers la France, touchant particulièrement le secteur commercial. Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, environ « entre 2000 et 3000 commerces » ont été affectés. Dans ce contexte, Patrick Martin a exprimé son mécontentement face à l’inaction de l’État, déclarant que les commerçants paient des impôts, notamment pour garantir le maintien de l’ordre.
« L’État doit prendre en charge les pertes d’exploitation des entreprises non assurées », a insisté Martin, soulignant que la protection des entreprises était primordiale. Son avis est partagé par d’autres représentants du secteur, comme Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des indépendants et des TPE (SDI), qui a également dénoncé la défaillance des autorités dans la protection des entrepreneurs.
Lors d’une visite auprès de commerçants parisiens, Patrick Martin a constaté que les forces de l’ordre étaient « sous-dimensionnées » face à la violence qui a conduit au pillage de plusieurs magasins. Les images de commerçants défendant leurs établissements, parfois avec des barres de fer, témoignent de la détresse et de l’angoisse face à cette situation inacceptable.
Marc Sanchez a appelé à la suppression des charges fiscales et sociales durant les périodes de fermeture des entreprises. Ce cri d’alarme trouve un écho chez d’autres acteurs économiques, comme Alain Di Crescenzo, président du réseau des chambres de commerce et d’industrie de France (CCI France). Ce dernier a rappelé que la période des fêtes de fin d’année, cruciale pour le chiffre d’affaires, est menacée par ces violences. « Entre novembre et décembre, c’est 40 % du chiffre d’affaires des commerçants », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, Alain Di Crescenzo a également demandé l’interdiction des manifestations prévues le week-end suivant. « Il y a un droit constitutionnel à manifester, mais les conditions ne sont pas réunies », a-t-il souligné, en appelant à une pause dans les manifestations jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient adéquates.
En réponse à ces événements, le ministre du Commerce, Serge Papin, a évoqué la possibilité de revoir l’organisation des manifestations à venir, notamment celles prévues pour ce samedi. L’objectif est de s’assurer que la sécurité publique soit maintenue, afin d’éviter les débordements observés récemment.
Marc Sanchez a insisté sur la nécessité d’une augmentation des effectifs de police lors des prochaines manifestations pour prévenir toute répétition du « catastrophisme » du week-end dernier. Il a salué les promesses du ministre de l’Intérieur, qui a assuré que des mesures seraient prises pour renforcer la sécurité.
En somme, la situation actuelle met en lumière la fragilité des commerces face à des événements violents, et la nécessité d’une réponse rapide et efficace de l’État pour protéger les intérêts des entrepreneurs.