David Margueritte, sénateur, évoque son marathon médiatique autour de son projet de loi

Le sénateur de la Manche, David Margueritte, a récemment engagé un véritable marathon médiatique pour défendre son projet de loi intitulé « casseurs-payeurs ». Ce processus a été intensifié par les violences survenues lors des manifestations des 17 et 18 octobre en France. Le 27 octobre 2026, jour de l’examen de son texte au Sénat, Margueritte a accordé plusieurs interviews, témoignant de la pression et de l’importance de son projet dans l’actualité.

EN BREF

  • David Margueritte a effectué un marathon médiatique pour son projet de loi.
  • Il a accordé plusieurs interviews en une journée, sans pause déjeuner.
  • Le sénateur choisit de prendre du recul face aux critiques sur les réseaux sociaux.

Depuis une semaine, le sénateur LR se retrouve au cœur d’un tourbillon médiatique. « Ça fait dix jours que le rythme est particulièrement soutenu », souligne-t-il. En effet, la demande des médias est si forte qu’il a dû prioriser certaines sollicitations, délaissant parfois des titres ou antennes au profit d’autres. La journée du 27 octobre a été particulièrement chargée, débutant dès 5 h 30 sur RMC et se prolongeant jusqu’à tard dans la soirée.

Les imprévus se sont également multipliés. Après une intervention matinale sur Radio Classique, Margueritte a dû jongler entre d’autres sollicitations, y compris un créneau sur CNews à 10 h 30 et un ajout pour BFM. Ce rythme effréné rappelle à Margueritte son expérience en course à pied. « Je suis un marathonien, cela m’aide à gérer le stress et à maintenir un mental fort », explique-t-il.

Vulgariser un texte technique

Le sénateur est conscient que son projet de loi, bien que technique, doit être compris par le grand public. Il s’efforce donc de garder un discours constant, quelle que soit la chaîne ou le média. « J’ai à cœur d’accepter ces sollicitations de médias pour expliquer avec le plus de pédagogie possible ce projet de loi », déclare-t-il.

Face aux critiques souvent acerbes sur les réseaux sociaux, Margueritte adopte une posture de détachement. « Ce sujet porte des clivages, mais je suis habitué à gérer le débat politique. Les désaccords ne sont pas dramatiques », affirme-t-il. Il choisit de se concentrer sur son travail, en évitant de se laisser influencer par les commentaires en ligne.

Un examen de texte exigeant

Après une matinée chargée, Margueritte se retrouve en commission des lois, prêt à examiner une centaine d’amendements. Ce moment exige une attention particulière, tant la matière est complexe. « Certains moments de la journée sont plus difficiles que d’autres », confie-t-il. Les commentaires sur son travail sur les réseaux sociaux sont parfois durs et souvent basés sur des incompréhensions, mais il reste déterminé. « Tout ce que j’ai voulu faire, je l’ai fait à fond », insiste-t-il.

En fin de journée, le sénateur admet ressentir la fatigue après dix jours de ce marathon médiatique. « Ça tire un peu et je vais essayer de prendre un temps de pause ce week-end », conclut-il, conscient du chemin parcouru et des défis à venir dans le cadre de son projet de loi.