Ramatou, jeune victime de l’attentat de Trappes, évolue vers la guérison

Après l’attentat tragique survenu le 23 octobre à Trappes et La Verrière, qui a causé un mort et sept blessés, une marche citoyenne a été organisée le 28 octobre dans les Yvelines. Cette initiative visait à montrer la solidarité envers les victimes et leurs familles.

EN BREF

  • Ramatou, 12 ans, blessée lors de l’attentat, est désormais hors de danger.
  • Sa mère exprime sa gratitude pour le soutien reçu, y compris une cagnotte de 107 000 euros.
  • Le suspect de l’attentat a été transféré au tribunal judiciaire de Paris.

Lors de cette marche, la mère de Ramatou a pris la parole pour donner des nouvelles de sa fille, actuellement hospitalisée à l’hôpital Necker à Paris. Bien que la jeune fille soit toujours en soins intensifs, son pronostic vital n’est plus engagé, après avoir reçu huit impacts de balle lors de l’attaque.

« Je remercie le bon Dieu d’avoir gardé ma fille en vie. Ramatou est très courageuse. Elle se bat tous les jours. Elle a encore besoin de vos bénédictions », a déclaré sa maman, émue par le soutien de la communauté. En effet, une cagnotte lancée par la demi-sœur de Ramatou a déjà atteint près de 107 000 euros, et plus d’un millier de messages de soutien ont été adressés à la famille via la plateforme Leetchi.

« Elle continue de se battre. Le chemin sera très long, donc nous avons encore besoin de vous. (…) Que justice soit faite », a-t-elle conclu, lisant son discours au mégaphone devant une foule rassemblée pour témoigner de sa solidarité.

Plus tôt dans la journée, la mère de Ramatou avait partagé sur les réseaux sociaux des photos de sa fille, rayonnante, en train de danser dans leur appartement. « Ma Ramatou, un monstre a voulu enlever notre joie de vivre. Il ne pourra pas, car Dieu existe », avait-elle écrit, soulignant la force et l’optimisme qui animent sa famille malgré l’épreuve.

En parallèle, le suspect de l’attentat, Kévin T., âgé de 39 ans, a été transféré au tribunal judiciaire de Paris. Il a reconnu les faits mais a nié le caractère raciste de ses crimes, comme l’a précisé le procureur de la République antiterroriste Olivier Christen. Ce dernier a indiqué que l’enquête a été ouverte pour « assassinat » et « tentatives d’assassinats », en relation avec une entreprise terroriste, avec des circonstances aggravantes liées à l’appartenance ethnique ou religieuse des victimes.

Le 23 octobre, Kévin T. a tué un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et blessé sept autres personnes, dont plusieurs d’origine africaine ou maghrébine. Parmi ces blessés, quatre ont été touchés gravement tandis que trois autres ont subi des blessures plus légères, selon le parquet national antiterroriste.

Cette tragédie met en lumière la nécessité de la solidarité et de la résilience face à la violence. La communauté, unie dans la douleur, continue de soutenir Ramatou et sa famille, témoignant ainsi de l’espoir et de la force collective en ces temps difficiles.