Les cheminots obtiennent une prime de 400 euros avant la grève du 5 novembre

À quelques jours d’une grève prévue le 5 novembre 2026, les syndicats de cheminots ont réussi à obtenir des avancées significatives lors d’une réunion avec la direction de la SNCF. Parmi les résultats de ces négociations, la mise en place d’une prime de 400 euros, qui devrait être versée en novembre, a été confirmée.

EN BREF

  • Les syndicats de cheminots ont obtenu une prime de 400 euros.
  • Une grève massive est prévue le 5 novembre dans le secteur ferroviaire.
  • Les syndicats continuent de revendiquer une augmentation généralisée des salaires.

Cette réunion, qui s’est tenue le mardi 3 novembre, a vu les syndicats, rassemblés devant le siège de la SNCF à Saint-Denis, exprimer leur mécontentement face à une situation salariale jugée insuffisante. Ils invoquent un rattrapage nécessaire, l’inflation actuelle dépassant largement les prévisions faites en début d’année. En effet, l’accord salarial du 27 janvier 2026 était basé sur une estimation de l’inflation à 1,3 %, alors que la Banque de France prévoit désormais 2,3 %.

Le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Fabrice Charrière, a précisé que la prime, qualifiée de prime de partage de la valeur, sera versée à tous les cheminots. Par ailleurs, la SNCF a promis une revalorisation de 5 % des allocations pour les frais kilométriques à partir de novembre, mais cette mesure ne concernera que certains cheminots utilisant leur véhicule personnel pour des missions.

En outre, la direction a annoncé une augmentation de 2 % des allocations pour le travail de nuit, les jours de fêtes et le week-end, une somme jugée dérisoire par Charrière, qui la relativise en indiquant qu’il s’agit d’une augmentation d’environ 10 centimes.

Bien que ces concessions soient appréciées, elles ne suffisent pas à apaiser les revendications des syndicats. L’Unsa ferroviaire et les autres syndicats continuent de réclamer une augmentation générale des salaires de 2,6 %, avec effet rétroactif au 1er juillet. Ces revendications seront à nouveau portées lors des prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO) prévues en janvier.

Les syndicats CGT, Unsa ferroviaire, Sud rail et CFDT, qui ont uni leurs forces pour la grève de jeudi, demandent une réelle négociation sur les conditions de travail et de vie des cheminots. Ils souhaitent également garantir l’unité sociale au sein du groupe SNCF.

En dépit des avancées obtenues, les syndicats estiment que les enjeux de la grève vont bien au-delà des simples augmentations salariales. Ils espèrent que ce mouvement permettra de faire entendre leurs demandes concernant les conditions de travail et la reconnaissance des cheminots.