En mai 2025, une scène filmée lors de la descente d’avion d’Emmanuel Macron a suscité de vives réactions à travers le monde. Les images, montrant un geste de Brigitte Macron, ont été interprétées par certains comme une gifle adressée au président. Près d’un an et demi plus tard, des échanges privés d’Emmanuel Macron avec l’éditorialiste Françoise Degois révèlent un éclairage inédit sur cet incident. Dans son livre intitulé Vous êtes tous trop durs avec moi, à paraître aux éditions Robert Laffont, Degois met en lumière deux années de conversations avec le président via Telegram.
EN BREF
- Des messages privés d’Emmanuel Macron révèlent une autre version de la scène controversée.
- Le président évoque une « bataille avec nos officiers de sécurité » sans rentrer dans les détails.
- Les échanges illustrent son agacement face aux fausses informations le concernant.
Dans ces messages, Emmanuel Macron parle d’« une bataille avec nos officiers de sécurité », suggérant une explication différente de celle qui a circulé après la diffusion des images. Bien qu’il ne fournisse pas plus de détails sur le déroulement de l’incident, il semble vouloir mettre fin aux spéculations qui l’entourent. Il déclare : “Je les laisse raconter n’importe quoi.” Cette réaction s’inscrit dans une série de messages où le président exprime son agacement face aux interprétations erronées de sa vie publique. À ce sujet, il s’exclame : “Ils sont tous mabouls.”
Les confidences d’Emmanuel Macron ont débuté à l’été 2024, après que Françoise Degois a pris publiquement la défense de Brigitte Macron, alors ciblée par des rumeurs infondées. En réponse à cette initiative, le président lui avait envoyé un message de remerciement, signé de ses initiales, « EM ». L’échange s’est poursuivi pendant deux ans, abordant parfois des sujets délicats, notamment les choix politiques du chef de l’État.
Après la dissolution de l’Assemblée nationale, Degois a questionné Macron sur le choix de Matignon, lui demandant pourquoi il n’avait pas été confié à la gauche. Le président a répondu sans détour : “Vous n’avez pas gagné. C’est le RN qui a gagné.” Il a également exprimé des doutes sur les chances de Lucie Castets d’accéder à la fonction de première ministre, balayant l’idée d’une possible nomination avec une franchise désarmante.
À travers ces échanges, Emmanuel Macron partage ses opinions sur différentes figures politiques et sur les enjeux de la prochaine présidentielle. Par exemple, il critique Gabriel Attal, son ancien premier ministre, en déclarant : “On lui a trop tout donné. Tout le temps. Trop.” À l’inverse, il fait l’éloge d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, en le qualifiant de « mec bien » et en l’encourageant à se présenter à l’Élysée.
En ce qui concerne le Rassemblement National, Emmanuel Macron se montre méfiant. Il exprime son inquiétude quant à la montée de ce mouvement, notant que “Tout mouvement profite au RN.” Le président croit cependant qu’il peut contrer Marine Le Pen en mettant en avant ses positions controversées sur des sujets tels que Vladimir Poutine et le mouvement MAGA.
Ces échanges révèlent également un Emmanuel Macron parfois lassé par les exigences de son rôle. Alors que les rumeurs et les spéculations continuent de l’entourer, il apparaît déterminé à redéfinir sa narrative et à se défendre contre des informations souvent jugées fausses ou déformées.