Ce samedi, l’armée iranienne a affirmé être « plus forte » qu’au début de la guerre au Moyen-Orient. Cette déclaration intervient alors que les tensions avec les États-Unis s’exacerbent, notamment après de récentes menaces de Donald Trump de bombardements sur la République islamique. Le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia, a précisé que les forces armées iraniennes sont en état d’alerte accru et prêtes à répondre à toute attaque de manière « immédiate » et « sans limite géographique ».
EN BREF
- L’Iran affirme que son armée est plus forte qu’au début de la guerre.
- Les tensions avec les États-Unis se sont intensifiées après des menaces de bombardements.
- Des négociations diplomatiques sont en cours pour éviter une reprise des hostilités.
Dans un contexte où des tractations diplomatiques se multiplient pour éviter une escalade des violences, le porte-parole a insisté sur la puissance militaire actuelle de l’Iran. « Sur ordre du Guide suprême, toute riposte des forces armées sera immédiate, efficace et sans limite géographique », a-t-il déclaré. Les tensions se sont accentuées après que des explosions ont été signalées sur l’île de Qeshm, où l’armée iranienne a prétendu avoir détruit un drone militaire américain.
Les récentes attaques sur le territoire iranien, incluant des frappes limitées, surviennent dans un moment délicat pour le gouvernement américain, fraîchement marqué par des revers électoraux. Le président Trump a admis que la guerre au Moyen-Orient, qui a engendré une flambée des prix de l’énergie, avait contribué à la défaite des républicains lors des élections de mi-mandat. Il a souligné que « la seule solution » demeure de ne pas laisser l’Iran acquérir l’arme nucléaire.
Pour contrer les ambitions de Téhéran, l’armée américaine a annoncé une récompense de 20 millions de dollars pour toute information sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran a toujours nié vouloir développer à des fins militaires. Les discussions diplomatiques se poursuivent sous l’égide du Qatar, un médiateur clé dans la région, tandis que le chef de la diplomatie iranienne a intensifié ses échanges avec les pays du Golfe.
Le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce international des hydrocarbures, reste un point central des négociations. Téhéran a indiqué qu’il était prêt à rouvrir ce passage si Washington acceptait une série de conditions, incluant un cessez-le-feu et la levée des sanctions économiques. Cependant, jusqu’à présent, les États-Unis ont rejeté ces propositions.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a averti que la situation pourrait se détériorer si les frappes américaines reprenaient. Il a également exprimé son scepticisme quant à tout changement de politique de la part des États-Unis, soulignant que ceux qui l’espéraient « se trompaient lourdement ». Cette déclaration souligne la détermination de l’Iran à défendre ses intérêts face à une pression croissante.
Face à un climat de tension accrue et à des incertitudes sur la stratégie américaine, l’avenir des relations entre l’Iran et les États-Unis semble plus que jamais incertain, avec des implications potentielles pour la stabilité régionale.