Passoires thermiques, taxe foncière et déclaration d’impôts : les enjeux du 10 mars 2026

La journée du 10 mars 2026 est marquée par des informations cruciales concernant l’immobilier et la fiscalité. Les acheteurs potentiels de logements énergivores, souvent appelés passoires thermiques, doivent naviguer entre opportunités d’achat et pièges financiers. Parallèlement, une réforme de la taxe foncière pourrait impacter des millions de propriétaires, alors que la campagne de découverte des déclarations de revenus approche à grands pas.

EN BREF

  • Les passoires thermiques posent des défis financiers aux acheteurs en 2026.
  • Une réforme de la taxe foncière pourrait augmenter cet impôt pour 7,4 millions de logements.
  • La campagne de déclaration des revenus débutera le 9 avril 2026.

Les passoires thermiques : un dilemme pour les acheteurs

Les logements classés F ou G selon le diagnostic de performance énergétique (DPE) continuent de susciter des inquiétudes chez les acheteurs. Bien que ces biens soient souvent moins chers à l’achat, ils présentent des difficultés de financement croissantes. En effet, les établissements bancaires prennent en compte le calendrier d’interdiction de location progressive de ces logements. Les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis 2025, ceux de classe F le seront en 2028, et ceux de classe E à partir de 2034.

Cette situation rend ces biens plus risqués aux yeux des banques, qui appliquent des majorations de taux pouvant aller de 0,10 à 0,30 point, ou exigent un apport personnel plus conséquent. Pour un prêt immobilier conséquent, cela pourrait représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires à rembourser sur toute la durée du crédit.

Cependant, toutes les nouvelles ne sont pas négatives. Plusieurs banques offrent maintenant des prêts bonifiés pour les acheteurs qui s’engagent à réaliser des travaux de rénovation énergétique. Ces réductions de taux peuvent également varier entre 0,10 et 0,30 point. Associés aux aides publiques et à l’éco-prêt à taux zéro, ces dispositifs rendent l’acquisition de ces logements plus attractive. Selon certains experts, améliorer la performance énergétique d’un logement de classe F ou G à D pourrait même engendrer une valorisation supplémentaire allant jusqu’à 15%.

Taxe foncière : une réforme controversée

Un autre sujet de préoccupation pour de nombreux propriétaires est la réforme envisagée de la taxe foncière. Cette réforme permettrait aux communes d’augmenter cet impôt pour environ 7,4 millions de logements jugés dépourvus de certains équipements de confort. Le gouvernement avait initialement prévu que cette mesure rapporte environ 470 millions d’euros, avec une augmentation moyenne de 63 euros par logement.

Cependant, face aux critiques des élus et des propriétaires, le gouvernement a décidé de revoir sa position. Désormais, l’application de cette régularisation dépendra des maires, qui pourront choisir d’adopter ou non cette augmentation pour la taxe foncière de 2027. Les collectivités intéressées devront faire une demande auprès de l’administration fiscale avant la fin septembre, et les contribuables concernés seront informés par le biais de leur espace personnel sur le site des impôts.

La campagne de déclaration des revenus 2026

Enfin, la campagne de déclaration des revenus pour l’année 2025 débutera le 9 avril 2026. Comme chaque année, les dates limites varient selon le département de résidence et le mode de déclaration, avec des échéances s’étalant de fin mai à début juin.

La déclaration en ligne est la norme pour la majorité des contribuables, la version papier n’étant accessible qu’aux personnes sans accès à Internet ou incapables d’utiliser le service en ligne. Cette campagne intégrera également une revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, qui sera indexée sur l’inflation, avec une hausse fixée à 0,9% pour 2026. Concrètement, le seuil d’entrée dans le barème pour une personne seule sera de 11 600 euros de revenus, tandis que le niveau à partir duquel un contribuable devient imposable atteindra environ 17 604 euros de revenu fiscal annuel, soit un salaire net mensuel d’environ 1 630 euros.

Ces informations revêtent une importance particulière pour les contribuables et les acheteurs potentiels, qui doivent rester vigilants face aux évolutions réglementaires et économiques qui pourraient influencer leurs choix financiers dans les mois à venir.