Manon Aubry appelle à l’union antifasciste avant le second tour des municipales

À l’approche du second tour des élections municipales, la question de la réconciliation entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) se pose avec acuité. Manon Aubry, députée européenne représentant LFI, a exprimé un appel à la formation d’un « front antifasciste » lors de son intervention sur le plateau de l’émission « Tout est politique » diffusée le lundi 16 mars.

EN BREF

  • Manon Aubry appelle à un front antifasciste face aux menaces de l’extrême droite.
  • Des listes LFI fusionnent avec celles du PS pour préparer le second tour des municipales.
  • Elle dénonce la « lâcheté » de certains candidats du PS refusant de collaborer.

Les résultats du premier tour des élections municipales ont été favorables à La France insoumise, qui a remporté la victoire à Saint-Denis et se positionne solidement dans plusieurs autres grandes villes. Cependant, des divergences notables subsistent, comme en témoigne le refus de certains candidats socialistes, tel que Benoît Payan à Marseille, d’établir des alliances avec LFI.

Dans son intervention, Manon Aubry a critiqué la posture de ceux qui, selon elle, croient pouvoir gagner seuls. Elle évoque les récentes déclarations d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui demandait des clarifications sur les polémiques entourant LFI. Aubry a souligné que ces demandes ne faisaient que masquer des désaccords plus profonds liés à l’attitude vis-à-vis du gouvernement macroniste.

Elle a aussi mis en lumière des situations concrètes où l’absence d’une union à gauche pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les citoyens. À Fréjus, par exemple, des centres sociaux ont fermé, et à Perpignan, une crèche a été privatisée. Ces exemples illustrent l’impact direct de la gouvernance par l’extrême droite sur la vie quotidienne des habitants.

Une nécessité de rassemblement

Face à cette réalité, Manon Aubry plaide pour une union de la gauche afin de contrer l’extrême droite. « C’est notre devoir de nous rassembler », a-t-elle insisté. Elle a précisé que cette union doit être fidèle à l’histoire de la gauche et aux espoirs des citoyens. Elle a également exprimé sa déception quant à l’attitude de certains candidats socialistes qui, selon elle, ne prennent pas la pleine mesure des enjeux en jeu.

En réponse à la question de savoir si l’heure était à la réconciliation entre LFI et le PS, Aubry a clairement affirmé que l’heure était à la mobilisation antifasciste. L’objectif est de contrer les avancées de la droite et de l’extrême droite qui pourraient avoir des répercussions néfastes sur les politiques locales.

Le refus de Benoît Payan

Manon Aubry a particulièrement ciblé le maire de Marseille, Benoît Payan, qui a refusé de tendre la main à Sébastien Delogu, candidat insoumis. Elle a averti que ce choix pourrait conduire à des conséquences désastreuses pour la ville, notamment en matière de services publics, gérés par la mairie. « Cette attitude est irresponsable », a-t-elle déclaré, ajoutant que le risque de livrer Marseille à l’extrême droite est bien réel.

La députée européenne a terminé son intervention en soulignant l’importance de la collaboration entre les forces de gauche pour faire face aux dangers de l’extrême droite. Elle a appelé à une responsabilité collective, rappelant que l’avenir des services publics et la vie des citoyens sont en jeu dans ce contexte électoral délicat.

En somme, l’heure est à la mobilisation et à la solidarité entre les différentes mouvances de gauche, afin de préserver les valeurs républicaines et de garantir un avenir meilleur pour tous.