Les Bourses internationales ont enregistré des gains mardi, affichant une résilience face aux tensions géopolitiques persistantes et à la hausse continue des prix du pétrole. Ce rebond des marchés s’inscrit dans un contexte où les investisseurs prennent en compte les prochaines décisions des banques centrales.
EN BREF
- Les Bourses de Paris, Francfort et Londres affichent une hausse significative.
- Les prix du pétrole continuent d’augmenter, atteignant des niveaux record.
- Une attention particulière portée sur les décisions des banques centrales cette semaine.
La Bourse de Paris a enregistré une progression de 0,49%, tandis que Francfort a gagné 0,71% et Londres 0,83%. De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street a également vu des résultats positifs avec le Dow Jones en hausse de 0,83%, l’indice Nasdaq avançant de 1,22% et l’indice S&P 500 prenant 1,01%.
Jose Torres, analyste à Interactive Brokers, souligne : « Les marchés poursuivent leur rebond aujourd’hui, alors même que les attaques s’intensifient au Moyen-Orient. » En effet, le cours du pétrole a terminé la journée en hausse, le baril de Brent ayant augmenté de 3,20% pour atteindre 103,42 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate a gagné 2,90% à 96,21 dollars.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la flambée des prix du pétrole a suscité des craintes parmi les investisseurs, qui s’inquiètent des conséquences économiques de cette guerre. Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud, indique : « Nous sommes dans une vague de reprise boursière, peut-être technique. » Il ajoute qu’après la « stupéfaction » des premiers jours du conflit, une forme de normalisation semble se dessiner.
Les attentes autour des banques centrales
Les investisseurs gardent un œil attentif sur les prochaines réunions des banques centrales. La Banque centrale européenne (BCE) doit se prononcer jeudi, tandis que la Banque d’Angleterre suivra dans la foulée. Pour sa part, la Réserve fédérale américaine (Fed) est également attendue, avec des prévisions d’un maintien des taux directeurs entre 3,50% et 3,75%.
Peter Cardillo de Spartan Capital Securities anticipe que la Fed abordera « la question de la guerre et les risques d’une accélération de l’inflation avec la hausse des prix du pétrole ». Avant le début des hostilités, les investisseurs envisagaient une baisse des taux d’intérêt pour juin ou juillet, mais ils prennent désormais en compte un éventuel report à octobre.
Les taux d’emprunt en baisse
Malgré la hausse des prix du pétrole, le marché semble optimiste quant à la réaction des banques centrales, qui pourraient considérer cette inflation comme temporaire. En conséquence, les taux d’intérêt sur les emprunts d’État ont reculé après une forte hausse initiale au début du conflit. Le rendement de l’emprunt allemand à 10 ans se maintenait à 2,90%, tandis que celui de l’emprunt français affichait 3,56%.
Du côté des États-Unis, le rendement des emprunts à 10 ans a légèrement diminué à 4,20%. Parallèlement, le dollar a connu une légère baisse face à l’euro, se maintenant à 1,1539 dollar pour un euro. Toutefois, la monnaie américaine a gagné environ 2,27% depuis le début du conflit, principalement en raison de son utilisation pour les achats de pétrole.
À l’approche des décisions cruciales des banques centrales, les marchés semblent naviguer entre optimisme et prudence, illustrant ainsi un climat d’incertitude dans un environnement économique en constante évolution.