Cuba rétablit l’électricité après une panne de 24 heures, pression américaine accrue

Le réseau électrique cubain a été rétabli ce mardi après plus de 24 heures de panne générale, marquant un événement préoccupant pour l’île. Cette coupure, la sixième en un an et demi, a eu lieu dans un contexte où les États-Unis intensifient leur pression sur le gouvernement communiste de La Havane, lui demandant d’accélérer les réformes économiques.

EN BREF

  • Le réseau électrique cubain a été rétabli après une panne de 24 heures.
  • Les États-Unis exercent une pression croissante sur Cuba pour des réformes économiques.
  • Le gouvernement cubain fait face à des défis économiques aggravés par des sanctions.

Les autorités cubaines ont annoncé que le courant était rétabli sur l’ensemble du territoire, permettant aux habitants de La Havane, qui compte 1,7 million d’habitants, de retrouver l’électricité. Cette panne a suscité de vives inquiétudes, notamment parmi la population, qui subit régulièrement des coupures de courant.

Outre les conséquences immédiates de cette panne, le gouvernement cubain est confronté à des pressions croissantes de la part de Washington. Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a déclaré que les mesures récemment annoncées pour permettre à la diaspora cubaine d’investir et de créer des entreprises privées sur l’île étaient insuffisantes. Il a souligné que l’économie cubaine était en crise, affirmant que « le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier ». Rubio a appelé à un changement radical à Cuba.

Le président américain, Donald Trump, a également exprimé son soutien à cette pression. Il a affirmé qu’il « croirait » qu’il « aura l’honneur de prendre Cuba », sans donner plus de détails sur la nature de cette intervention.

Face à cette situation, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a réagi vigoureusement. Sur le réseau social X, il a affirmé que « tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance indestructible ». Il a dénoncé les menaces américaines, soulignant que ces dernières utilisent des prétextes fallacieux pour justifier une agression contre Cuba.

Rubio a démenti les allégations d’un article du New York Times qui rapportait que des responsables américains auraient exhorté Cuba à destituer son président. La numéro deux de l’ambassade de Cuba à Washington, Tanieris Dieguez, a également précisé que les discussions sur le système politique cubain ne faisaient pas partie des négociations en cours.

Le contexte économique de Cuba reste préoccupant. Le pays, déjà affaibli par plus de six ans de crise, est soumis à un blocus énergétique et à un embargo américain en vigueur depuis 1962. La dernière panne générale d’électricité témoigne de ces difficultés, aggravées par des interruptions de livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de Cuba.

Bien que le réseau électrique ait été rétabli dans les 15 provinces de l’île, des délestages sont à nouveau en cours en raison d’une production électrique faible. Des citoyens, comme Rolando, un maçon de 55 ans, ont exprimé leur frustration face à ces coupures répétées, qualifiant leur quotidien d’« agonie ». Les coupures de courant prolongées continuent d’affecter la vie quotidienne des Cubains, qui peinent à maintenir un rythme de vie normal.

Les autorités cubaines attribuent souvent les problèmes d’approvisionnement électrique à des sanctions extérieures, tout en reconnaissant que le sous-investissement chronique dans le secteur énergétique constitue un obstacle majeur à l’amélioration des infrastructures. Dans ce contexte tendu, l’avenir économique de Cuba s’annonce incertain.