Ce mercredi, l’Iran a organisé des funérailles pour Ali Larijani, son influent chef de la sécurité, tué lors d’une attaque israélo-américaine. Le général Amir Hatami, chef de l’armée iranienne, a promis de venger sa mort, marquant un tournant dans le conflit en cours avec Israël et les États-Unis.
EN BREF
- Ali Larijani, chef de la sécurité iranienne, a été tué par une frappe américaine et israélienne.
- Les funérailles ont eu lieu en même temps que celles d’autres responsables iraniens récemment décédés.
- L’armée iranienne a promis des représailles contre Israël pour venger les morts.
Les obsèques de Larijani, un pilier du régime iranien, se sont déroulées à Téhéran, où des milliers de personnes étaient présentes pour rendre hommage à cet homme considéré comme le véritable leader du pays depuis plusieurs semaines. Larijani avait défié le danger en participant à une manifestation publique juste avant sa mort, ce qui témoigne de son statut au sein du pouvoir iranien.
Lors de la cérémonie, le général Hatami a déclaré que « le sang pur d’Ali Larijani et des autres martyrs bien-aimés seront vengés ». Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran et ses adversaires, avec une multiplication des frappes à l’encontre d’Israël et de ses alliés dans la région.
Larijani a été tué dans une attaque ciblée alors qu’il se trouvait chez sa fille. Selon les informations relayées par les agences iraniennes, cette frappe a été effectuée par des avions de combat américains et israéliens. Cette opération s’inscrit dans une série d’assassinats de figures iraniennes de premier plan, dont le guide suprême Ali Khamenei, visé au début du conflit le 28 février.
Les funérailles de Larijani ont coïncidé avec celles de Gholamréza Soleimani, un autre haut responsable tué récemment, ainsi que des militaires décédés dans une attaque contre la frégate iranienne. Cet enchaînement tragique témoigne de l’escalade des hostilités dans la région.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a averti que les répercussions de ce conflit seraient mondiales. « La vague de répercussions ne fait que commencer », a-t-il déclaré, soulignant que la situation affecterait tous les pays, sans distinction de richesse ou de croyance.
Les États-Unis, de leur côté, ont intensifié leurs frappes, ciblant des installations iraniennes près du détroit d’Ormuz, crucial pour le commerce mondial du pétrole. Donald Trump a également exprimé son désintérêt pour l’assistance des alliés de l’Otan dans cette crise, affirmant qu’ils n’avaient jamais eu besoin d’un tel soutien.
En réponse à ces agressions, l’Iran a intensifié ses attaques contre Israël, ainsi que contre des cibles américaines dans la région. Des frappes ont été signalées en Arabie Saoudite, où des drones et des missiles ont été interceptés, ainsi qu’aux Émirats Arabes Unis, où un projectile iranien a été retrouvé près d’une base militaire.
Israël, tout en poursuivant ses opérations au Liban contre le Hezbollah, a intensifié ses frappes à Beyrouth, causant plusieurs morts et blessés. La situation reste volatile, avec des appels à l’évacuation de certaines régions du Liban, entraînant des mouvements de panique parmi la population.
À l’heure où l’Iran promet des représailles, la communauté internationale reste en alerte face à l’escalade d’un conflit qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières du Moyen-Orient.