Le 18 mars 2026, l’armée israélienne a intensifié ses attaques sur le Liban, frappant le cœur de Beyrouth. Ce bombardement a causé la mort de douze personnes, dont un responsable de la chaîne télévisée du Hezbollah. De plus, deux ponts reliant le sud du Liban au reste du pays ont été détruits, isolant davantage la formation pro-iranienne. Ces frappes s’inscrivent dans le contexte de la guerre en cours entre le Hezbollah et Israël, qui a débuté le 2 mars dernier.
EN BREF
- Douze morts, dont un responsable du Hezbollah, lors de frappes israéliennes à Beyrouth.
- Des ponts détruits pour isoler le Hezbollah et contrer ses activités.
- Plus d’un million de personnes déplacées depuis le début des hostilités.
Les bombardements israéliens sur Beyrouth ont touché plusieurs quartiers densément peuplés, notamment ceux proches du siège du gouvernement. Les équipes de l’AFP sur place rapportent que les frappes ont été effectuées sans avertissement préalable. Parmi les victimes figure Mohammed Cherri, le directeur des programmes politiques de la télévision al-Manar, qui a perdu la vie aux côtés de sa femme, tandis que leurs enfants et petits-enfants ont été blessés.
Le ministre de l’Information libanais, Paul Morcos, a dénoncé ce qu’il qualifie de « violation flagrante du droit international et d’atteinte à la liberté de la presse ». Les conséquences humanitaires de ces attaques sont alarmantes et témoignent de la gravité de la situation. Dans le quartier de Bachoura, un immeuble s’est effondré, laissant la rue recouverte de débris, et de nombreux habitants ont dû fuir dans la panique.
Parmi les témoins, Sarah Saleh, une déplacée de 29 ans, a partagé son expérience : « Il était quatre heures du matin, on dormait. Nous avons fui en pyjama vers une place du centre-ville. » Le ministère de la Santé a confirmé que douze personnes avaient été tuées et 41 blessées lors de cette attaque.
Ce conflit, qui a causé la mort de près de 968 personnes depuis son déclenchement, dont 116 enfants, soulève des inquiétudes croissantes quant à la situation humanitaire au Liban. Les frappes israéliennes continuent de forcer des millions de personnes à fuir leurs foyers, exacerbant ainsi une crise déjà profonde.
Dans le sud du pays, des frappes ciblées ont également eu lieu, notamment à Saïda, où une attaque sur une voiture a causé la mort de deux personnes, dont un secouriste. Les résidents de cette région, déjà éprouvés par le conflit, se retrouvent désormais dans une situation désespérée, cherchant refuge dans des voitures ou dans des établissements scolaires transformés en centres d’accueil.
Israël justifie ses actions en affirmant qu’elles visent à détruire les infrastructures utilisées par le Hezbollah pour ses activités militaires. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a précisé que les deux ponts détruits étaient utilisés pour la contrebande d’armes et le transfert de combattants vers le sud. Cette déclaration reflète la détermination d’Israël à neutraliser toute menace potentielle émanant du Hezbollah.
La violence a également touché des secteurs stratégiques du pays. Des stations-essence, accusées de financer le Hezbollah, ont été visées par les forces israéliennes. En parallèle, le Hezbollah a annoncé avoir repoussé une incursion israélienne dans la ville de Khiam, où des affrontements se sont intensifiés ces derniers jours.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a exprimé ses préoccupations face à l’escalade de la violence et à l’augmentation de la présence militaire israélienne dans le sud. Les civils, pris entre les feux croisés, subissent les conséquences tragiques de ce conflit, et la communauté internationale appelle à une désescalade urgente de la situation.
À Beyrouth, la situation demeure tendue alors que les frappes continuent de provoquer des pertes humaines et de détruire des infrastructures essentielles. Les craintes d’une aggravation de la crise humanitaire sont omniprésentes alors que le Liban fait face à une nouvelle guerre, ravivant des souvenirs douloureux d’un passé déjà tumultueux.