À un an de l’élection présidentielle, les préparatifs s’accélèrent. Les candidats à l’élection suprême, tels que Philippe, Mélenchon et Hollande, sont déjà en pleine campagne, comme le révèle le baromètre Ifop-Fiducial.
EN BREF
- Michel-Édouard Leclerc reste en tête des bonnes opinions avec 50 %.
- François Hollande gagne en popularité, atteignant 58 % de bonnes opinions.
- Une tendance à droite se dessine avec des figures comme Jordan Bardella et Éric Ciotti en hausse.
En avril 2027, la campagne présidentielle sera en pleine effervescence, avec les candidats qui s’alignent pour le premier tour. Les municipales ont servi de préparation, et les résultats du baromètre Ifop-Fiducial, testés le mois dernier, éclairent la situation politique actuelle. Michel-Édouard Leclerc, notamment, progresse de 1 point, devenant le seul à atteindre les 50 % de bonnes opinions. Son soutien est particulièrement fort parmi les électeurs âgés de 35 ans et plus, ainsi que chez les retraités, les sympathisants de la droite, et ceux d’Emmanuel Macron et Valérie Pécresse.
Édouard Philippe, récemment réélu au Havre, voit sa popularité augmenter de 2 points, le plaçant en seconde position. Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, souligne l’importance de cette victoire pour Philippe, qui a fait de sa réélection une condition pour envisager sa candidature présidentielle. Il semble également gagner du terrain chez Les Républicains, devançant Bruno Retailleau avec 73 % contre 71 % de bonnes opinions.
Du côté de la gauche, François Hollande tire son épingle du jeu, enregistrant une progression de 3 points, ce qui le place en tête des personnalités préférées à gauche avec 58 %. C’est un moment fort pour l’ancien président, qui contraste avec Raphaël Glucksmann, dont la popularité reste limitée à 44 %. Dabi indique qu’il existe un fossé entre cette gauche modérée, représentée par Hollande et Cazeneuve, et la « gauche de rupture » incarnée par Mélenchon, qui ne parvient pas à rassembler.
Jean-Luc Mélenchon, malgré un socle de soutien solide, est confronté à 70 % de mauvaises opinions. Ses relations avec le Parti socialiste se détériorent, car il n’obtient que 20 % de bonnes opinions parmi ses sympathisants. Ce décalage se reflète également dans les résultats des municipales, où La France Insoumise a rencontré des difficultés lors du second tour, malgré une forte performance initiale.
Le baromètre met également en lumière un virage à droite. Des personnalités comme Jordan Bardella, Xavier Bertrand, Marine Le Pen, Marion Maréchal, Robert Ménard, Éric Ciotti et Laurent Wauquiez connaissent des augmentations significatives de leurs indices de popularité. Dabi conclut que ces leaders de droite sortent renforcés des municipales, signalant une dynamique qui pourrait influencer les mois à venir.
Les prochaines vagues du baromètre Ifop seront scrutées avec attention, chaque mise à jour devenant un indicateur clé de la « désirabilité » des candidats en vue de 2027. La route vers la présidentielle se transforme en un véritable parcours d’obstacles, où chaque mouvement stratégique peut faire basculer la situation.