Marine Tondelier appelle à une primaire à gauche pour la présidentielle 2027

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a réitéré son appel en faveur d’une primaire à gauche. Dans cette démarche, elle insiste sur la nécessité de désigner un candidat unique, pointant du doigt ceux qui s’opposent à cette idée.

EN BREF

  • Marine Tondelier plaide pour une primaire à gauche pour l’élection présidentielle.
  • Elle critique les partis refusant de participer à cette primaire.
  • Des tensions existent au sein de la gauche sur la question de la désignation d’un candidat unique.

Les élections municipales à peine conclues, tous les regards se tournent vers la présidentielle. Marine Tondelier, qui a déjà annoncé sa candidature, a fait savoir, le 2 avril, qu’elle souhaitait qu’une primaire à gauche soit mise en place. Cette initiative semble être la seule voie pour que les Écologistes soutiennent un candidat qui ne soit pas issu de leurs rangs.

Dans son manifeste intitulé Ce que nous vous devons, présenté à Villepinte (Seine-Saint-Denis), elle a déclaré : « La seule raison pour laquelle les Écologistes se rangeraient derrière une autre candidature qu’Écologiste à la présidentielle serait parce que cette personne aurait gagné la primaire. » Cette assertion souligne non seulement l’importance de la primaire, mais également la stratégie politique qu’elle envisage pour 2027.

Marine Tondelier espère également que d’autres partis de gauche, notamment le Parti socialiste (PS), s’engageront dans cette démarche. Bien que le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ait exprimé sa faveur pour une primaire, des voix dissidentes au sein du parti s’élèvent, comme l’ancien président François Hollande ou le chef des socialistes à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, qui prônent une désignation interne avant de former une coalition.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann se sont opposés de manière ferme à la tenue d’une primaire, une position que Marine Tondelier critique vivement. À ses yeux, cette résistance provient d’une peur de perdre le contrôle et les avantages que certains pourraient avoir au sein de leur parti. Elle affirme que « la primaire fait peur à ceux qui ont quelque chose à perdre : une place, une rente, une certitude, un contrôle. Elle fait peur à la gauche propriétaire ».

Sur la question de l’électorat, Tondelier rappelle que les électeurs de gauche ont souvent voté pour des candidats issus de différents partis, comme Yannick Jadot en 2019 ou Jean-Luc Mélenchon en 2022. Ce constat, selon elle, démontre une volonté d’unité parmi les électeurs de gauche. Elle conclut en affirmant que ceux qui refuseront de participer à cette primaire auront « tort devant l’histoire, tort devant le pays », une déclaration qui souligne la gravité des enjeux politiques actuels.

Alors que l’extrême droite continue de gagner en influence dans le paysage politique français, Marine Tondelier appelle à la mobilisation de la gauche pour éviter une fragmentation qui pourrait en profiter. Sa position pourrait bien redéfinir les contours de la campagne présidentielle à venir.