Escalade des tensions : l’Iran cible Israël, Trump menace de frapper des infrastructures

Le conflit au Moyen-Orient prend une tournure inquiétante alors que l’Iran intensifie ses attaques contre Israël. Ce vendredi, de nouveaux tirs de missiles ont été signalés, malgré les avertissements du président américain Donald Trump, qui a menacé de viser des infrastructures stratégiques iraniennes.

EN BREF

  • De nouveaux tirs de missiles iraniens ont ciblé Israël sans faire de victimes.
  • Donald Trump menace de frapper les infrastructures civiles en Iran.
  • La guerre, débutée fin février, provoque des milliers de morts et inquiète l’économie mondiale.

Les forces de sécurité israéliennes ont rapporté que les frappes ont eu lieu tôt vendredi, bien que l’armée n’ait pas précisé les lieux exacts touchés. Selon des sources militaires, des dommages ont été constatés dans une gare de Tel-Aviv, tandis que des médias iraniens ont déclaré que les Gardiens de la Révolution avaient utilisé des missiles à longue portée pour frapper cette ville ainsi que la station balnéaire d’Eilat, au sud d’Israël.

Cette escalade des hostilités intervient plus d’un mois après le début d’un conflit qui n’affiche aucun signe d’apaisement. Les bombardements menés par Israël et les États-Unis ont déjà causé d’importants dégâts en Iran, y compris la destruction d’un pont près de Téhéran.

Dans un message sur son réseau Truth Social, Donald Trump a déclaré : « Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques ! » Cette menace d’agression sur des infrastructures civiles a été critiquée par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui a affirmé que ces frappes ne pousseraient pas l’Iran à se rendre.

Le conflit a débuté le 28 février avec une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël. Depuis lors, les pertes humaines se chiffrent déjà par milliers, principalement en Iran et au Liban, où le Hezbollah, mouvement pro-iranien, a intensifié ses attaques contre Israël depuis le 2 mars. Cette guerre suscite de vives inquiétudes pour l’économie mondiale, notamment en raison de la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz, un passage crucial pour environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial.

Une quarantaine de pays ont appelé à la « réouverture immédiate et inconditionnelle » de ce détroit, accusant l’Iran de vouloir « prendre en otage l’économie mondiale ». De son côté, l’armée iranienne a prévenu que le détroit resterait fermé aux pays jugés hostiles.

Les tensions se sont également intensifiées avec la hausse des menaces de représailles iraniennes dans la région. Au Koweït, une attaque par drones sur une raffinerie a provoqué des incendies sur plusieurs unités, bien qu’aucune victime n’ait été signalée. Les sirènes d’alerte ont également retenti au Bahreïn, tandis qu’aux Émirats arabes unis, un complexe gazier à Abou Dhabi a été temporairement fermé en raison d’un incendie lié à une attaque.

En réponse, l’armée israélienne a déclaré avoir ciblé plus de 3 500 installations au Liban, éliminant environ 1 000 combattants du Hezbollah en un mois de conflit. Ce cycle de violence a entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes, suscitant des inquiétudes quant à des déplacements massifs et prolongés de populations.

Le ton belliqueux de Trump, qui a annoncé des frappes intenses pour renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre », a également eu des répercussions sur le marché du pétrole. Le baril de Brent a franchi le seuil des 109 dollars, provoquant une hausse des surtaxes carburant pour de nombreuses compagnies aériennes, tandis que des pays comme le Bangladesh et l’Égypte ont pris des mesures pour réduire leur consommation d’énergie.

Alors que la situation continue d’évoluer, l’impact de cette escalade sur la vie quotidienne des populations et sur l’économie mondiale pourrait s’avérer dévastateur.