Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que son pays ne céderait à aucune menace extérieure. Ces déclarations surviennent après les annonces du président américain Donald Trump concernant un possible blocus du détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite une part significative des exportations mondiales de pétrole, est au cœur des préoccupations géopolitiques actuelles.
EN BREF
- Mohammad Bagher Ghalibaf assure que l’Iran ne cédera pas aux menaces américaines.
- Donald Trump annonce un blocus potentiel du détroit d’Ormuz.
- Les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient après l’échec des négociations.
Lors d’une déclaration faite le 12 avril 2025, Ghalibaf a exprimé une position militante en réponse aux menaces énoncées par Donald Trump. « S’ils se battent, nous nous battrons, et s’ils font preuve de logique, nous agirons avec logique », a-t-il déclaré. Cette déclaration souligne la détermination de Téhéran à ne pas se laisser intimider par les pressions extérieures.
La tension est exacerbée par le fait que le commandement naval des Gardiens de la Révolution iranienne a également mis en garde les États-Unis, indiquant que « l’ennemi se retrouvera piégé dans un tourbillon mortel dans le détroit s’il fait un faux pas. » Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre des navires en position de tir, ajoutant une dimension visuelle à ces menaces.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à la mer d’Oman, est un passage vital pour le transport de pétrole. Environ 20 % du pétrole mondial transite par cette voie, ce qui souligne l’importance stratégique de cette région. Les déclarations de Ghalibaf et des Gardiens de la Révolution interviennent dans un climat de forte tension, après l’échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran, qui se sont tenues récemment à Islamabad.
Selon des sources américaines, les négociateurs ont proposé des conditions que l’Iran a refusées, y compris l’arrêt de toutes ses activités d’enrichissement d’uranium et le démantèlement de ses installations nucléaires. Les États-Unis exigent également que l’Iran cesse son soutien à des groupes armés tels que le Hamas et le Hezbollah, ce qui complique davantage la situation.
Le gouvernement britannique a également précisé qu’il ne participerait pas à un blocus du détroit d’Ormuz, mais envisagerait de participer à une opération de déminage, soulignant les doutes quant à l’efficacité d’une telle mesure face à la menace iranienne.
Alors que l’escalade des tensions se poursuit, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution des événements. La situation dans le détroit d’Ormuz a des implications non seulement pour les pays de la région, mais aussi pour l’économie mondiale, qui pourrait subir des perturbations majeures en cas de conflit ouvert.
Dans ce contexte, la position de l’Iran, affirmée par Ghalibaf, reflète une volonté de résistance face aux pressions extérieures. Le monde retient son souffle, s’interrogeant sur les prochaines étapes de cette confrontation géopolitique qui pourrait redéfinir les équilibres au Moyen-Orient.