Emmanuel Macron propose une journée mensuelle sans connexion pour les jeunes

Le jeudi 16 avril 2026, lors d’une visite à la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d’instaurer une « journée sans connexion » mensuelle pour les jeunes. L’objectif de cette initiative est d’encourager les adolescents à se tourner vers la lecture ou le sport, afin de retrouver « la vitalité de la vie réelle ». Cette annonce s’inscrit dans un cadre plus large, visant à discuter de l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de quinze ans lors d’une réunion de coordination européenne.

EN BREF

  • Macron propose une journée mensuelle sans connexion pour les jeunes.
  • Cette initiative vise à réduire l’usage des écrans et promouvoir des activités réelles.
  • Une réunion européenne sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans est prévue.

Au cours de sa visite, le président Macron a participé à plusieurs ateliers avec des élèves, abordant des thèmes variés tels que la lecture, le théâtre et la bande dessinée. Ces activités ont été présentées comme des alternatives aux écrans, dans le cadre d’un « agenda positif » qu’il souhaite promouvoir, tout en préparant le terrain pour de futures interdictions.

Il a également souligné les effets néfastes des écrans sur le développement personnel des jeunes, affirmant que le temps passé sur les réseaux sociaux est « du temps volé ». Lors d’une interaction avec des collégiens, il a utilisé le terme grec « pharmakon » pour décrire les écrans, les qualifiant à la fois de « médicament » et de « poison », en soulignant leur potentiel éducatif mais aussi leur capacité à créer une addiction.

Face à la solitude et à l’inattention causées par l’utilisation excessive des écrans, Emmanuel Macron a plaidé pour que les jeunes puissent, au moins une fois par mois, vivre sans connexion. Cette idée a été accueillie par le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, qui a exprimé son intention de mener une concertation pour mettre en œuvre cette initiative dès la rentrée de septembre.

Bien que l’interdiction des téléphones portables soit déjà en vigueur au collège et pourrait l’être au lycée, le gouvernement souhaite aller plus loin. Les « rendez-vous communs » envisagés visent à avoir un impact au sein des familles et à s’étendre à d’autres environnements sociaux.

Dans l’après-midi du même jour, Emmanuel Macron a poursuivi son engagement lors d’une visioconférence avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les dirigeants de plusieurs pays membres de l’UE. Cette réunion visait à discuter des restrictions sur l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, un sujet qui semble gagner en importance, avec le double de pays intéressés par ces mesures par rapport à l’automne dernier.

Le président a exprimé sa satisfaction face à cette mobilisation croissante, soulignant l’importance de coordonner les efforts au niveau européen. Il a également salué l’annonce d’une application de vérification d’âge, qui sera bientôt disponible pour les citoyens européens, comme une « solution claire » pour le problème de l’accès des jeunes aux réseaux sociaux.

Enfin, Emmanuel Macron a appelé à un examen rapide du projet de loi en cours d’adoption au Parlement français, notifié à la Commission européenne le 9 avril. L’objectif est de garantir que l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans puisse entrer en vigueur dès le 1er septembre, permettant ainsi de protéger les jeunes utilisateurs tout en favorisant leur épanouissement personnel.