Basic-Fit : l’ouverture nocturne sans personnel inquiète les femmes

Le 15 avril 2026, Basic-Fit a annoncé qu’il est désormais autorisé à ouvrir certaines salles de sport 24 heures sur 24, sans personnel présent durant la nuit. Cette décision suscite de vives inquiétudes, notamment parmi les femmes qui fréquentent ces établissements. Si l’idée de s’entraîner à des heures tardives peut sembler attrayante pour certains, la sécurité est un enjeu majeur pour de nombreuses pratiquantes.

EN BREF

  • Basic-Fit obtient l’autorisation d’ouvrir la nuit sans personnel.
  • Les femmes expriment des inquiétudes concernant la sécurité dans ces salles.
  • Ce modèle économique pourrait générer des économies significatives pour l’entreprise.

Actuellement, certaines salles de sport Basic-Fit fonctionnent déjà 24 heures sur 24, mais avec la présence de personnel externe pour la maintenance et le nettoyage. L’introduction de cette nouvelle modalité, qui permet d’ouvrir les salles sans aucune présence humaine, soulève des questions sur la sécurité des usagers, en particulier des femmes. Selon plusieurs témoignages, la présence d’un employé, même limité, apporte un sentiment de sécurité non négligeable.

Louise, une jeune femme de 25 ans, témoigne de son expérience traumatique en salle de sport : « La salle de sport a ruiné ma vie. » De son côté, Anne-Laure, mère de famille, refuse catégoriquement d’y aller la nuit. « Éviter de marcher seule la nuit est déjà un défi, alors aller dans une salle de sport sans personnel, c’est impensable », affirme-t-elle.

Anaëlle partage également ses réticences. Elle évoque la possibilité qu’une personne étrangère pénètre dans la salle sans être membre. « Cela pourrait arriver », souligne-t-elle. Elle se questionne : « Est-ce que c’est parce que je suis une fille ? » Ce sentiment d’insécurité, bien que non exclusivement féminin, est souvent amplifié chez les femmes, qui se sentent plus vulnérables dans des environnements isolés.

La sécurité physique est un enjeu crucial, surtout dans un cadre où des machines lourdes et des poids sont utilisés. Anne-Laure s’inquiète des conséquences d’une blessure sans assistance : « Que se passe-t-il si je me blesse ? » Basic-Fit n’a pas répondu à nos sollicitations sur les mesures de sécurité mises en place pour ces horaires nocturnes.

Il est souvent recommandé d’éviter le sport tard le soir en raison de la baisse de la température corporelle et de la vigilance. Selon le blog Decathlon Coach, le corps se prépare à dormir. Anne-Laure elle-même préfère ne pas s’entraîner après 20 heures pour ne pas perturber son rythme biologique. « Avec le temps de la séance et de la douche, je me couche trop tard », précise-t-elle.

Une autre pratiquante, Anaëlle, soulève un autre point : le gaspillage énergétique d’une salle ouverte toute la nuit. « Laisser la salle allumée en permanence, d’un point de vue écologique, ce n’est pas idéal », déclare-t-elle. Cette préoccupation témoigne d’une sensibilité croissante aux enjeux environnementaux, en plus des considérations de sécurité.

Malgré ces inquiétudes, Basic-Fit estime que ce nouveau modèle pourrait générer des économies de coûts de l’ordre de 10 millions d’euros par an. Pour l’entreprise, l’ouverture nocturne représente une opportunité économique, même si cela se fait au détriment de la sécurité des usagers.

Enfin, Jade, une adepte de la salle de sport depuis plusieurs années, refuse également d’y aller la nuit, non pas par peur, mais parce qu’elle privilégie le sommeil. « Étonnamment, je préfère dormir la nuit », conclut-elle.