Les comportements des automobilistes évoluent considérablement dans les stations-service. Une récente étude de Joko, publiée le 20 avril 2026, révèle que les Français se rendent plus fréquemment à la pompe, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Cette tendance s’accompagne d’une hausse notable des transactions, avec une augmentation de 16% des visites à la pompe sur l’année écoulée.
EN BREF
- 16% d’augmentation des visites à la pompe en un an selon une étude de Joko.
- Le panier moyen à la pompe passe à 53,65 € en mars 2026.
- Les Français choisissent de faire des petits pleins pour mieux gérer leurs dépenses.
Cette étude, qui analyse les transactions bancaires de 1,5 million de Français, souligne également que le montant moyen des dépenses à la pompe a augmenté de 4% par rapport à l’année précédente. En mars 2026, les automobilistes dépensaient en moyenne 53,65 €, contre 51,43 € en mars 2025.
Les témoignages recueillis montrent une nette tendance à la prudence. José, un jeune automobiliste, exprime son choix de ne pas remplir complètement son réservoir. « Je vais mettre 10 euros là », confie-t-il. Ce choix, qui peut sembler anodin, s’inscrit dans une stratégie plus large de gestion des dépenses. En effet, beaucoup préfèrent faire des petits pleins, évitant ainsi d’affronter des montants élevés lors du passage à la caisse.
Sarah partage cette approche : « On préfère voir 15, 20 euros. Pour nous, c’est plus acceptable que de voir un gros chiffre. » Cette nouvelle manière de consommer le carburant est révélatrice d’une adaptation face à l’incertitude des prix.
Othman, quant à lui, privilégie le plein pour ne pas être pris au dépourvu. « Je préfère avoir le plein, on ne sait jamais, en cas de nécessité. Mais je ne roule pas comme avant », souligne-t-il. Sa décision de recourir aux transports en commun jusqu’à une éventuelle stabilisation des prix témoigne d’une nécessité d’ajuster son mode de vie face à la crise énergétique actuelle.
Philippe, auditeur de RMC, fait également le constat que ses habitudes de vie ont changé. « Cette année, pas de vacances au Printemps », déplore-t-il. Il anticipe une possible réduction des dépenses liées à l’essence, notant une hausse du prix total d’un plein, qui est passé de 112 euros à 138 euros. « J’en mets moins parce que, vu qu’il y a eu des baisses sur le baril, je me dis que ça va baisser à la pompe », explique-t-il, affichant une lueur d’espoir malgré la situation difficile.
En parallèle, l’étude de Joko révèle une augmentation de 31% des dépenses consacrées au carburant rien que pour le mois de mars 2026. Cela démontre que, malgré les efforts d’adaptation des consommateurs, la pression économique demeure forte.
Les comportements des Français à la pompe illustrent une tendance générale à la prudence et à l’anticipation, face à une situation économique incertaine. Les automobilistes semblent chercher à mieux gérer leurs finances tout en s’adaptant aux fluctuations des prix du carburant.