Un cadre de la Banque de France a été sanctionné pour avoir exprimé son soutien à des contenus d’extrême droite sur le réseau social professionnel LinkedIn. C’est ce qu’a révélé l’AFP ce lundi 20 avril 2026, confirmant les informations parues dans le média en ligne L’Informé. Cette affaire, qui a suscité des réactions au sein de la banque centrale, soulève des questions sur la neutralité politique attendue des agents de l’institution.
EN BREF
- Un cadre de la Banque de France a été sanctionné pour avoir « liké » des contenus d’extrême droite.
- La CGT dénonce une « mascarade de procédure disciplinaire » et évoque d’autres accusations.
- Les agents de la Banque de France doivent exercer leurs fonctions avec neutralité politique.
Le cadre concerné, membre du comité de direction, a admis avoir « liké » une trentaine de publications sur LinkedIn, ce qu’il a qualifié d’« erreur de jugement » dans un e-mail adressé aux employés. Il a reconnu un manquement aux règles de déontologie de l’établissement, affirmant qu’il acceptait la sanction qui lui a été imposée, bien que la nature de celle-ci reste inconnue. La Banque de France n’a pas souhaité commenter cette affaire.
Selon les informations rapportées par la CGT, le cadre en question aurait soutenu des publications de figures politiques de l’extrême droite, notamment Sarah Knafo, ancienne candidate à la mairie de Paris, ainsi que Matthieu Valet, député européen du Rassemblement National. Ces accusations ont été portées à la connaissance du public dans un contexte de tensions liées à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
La CGT, premier syndicat de la Banque de France, a qualifié ce processus disciplinaire de « mascarade ». Le syndicat a également mis en lumière d’autres accusations visant un autre cadre de la Banque, également membre du comité de direction, qui aurait « liké » un post d’un député du Rassemblement national. Cela soulève des interrogations quant à l’application des principes éthiques et déontologiques au sein de la Banque de France.
Les principes éthiques en question
Dans les statuts de la Banque de France, il est stipulé que les agents doivent exercer leurs fonctions avec **neutralité** et ne doivent pas manifester d’opinion politique. La situation actuelle met en exergue les défis auxquels sont confrontés les employés d’institutions publiques dans un environnement de plus en plus polarisé. La question de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux se pose, tout en rappelant l’importance de respecter les valeurs et les principes de l’institution.
Cette affaire intervient à un moment où la ligne entre l’expression personnelle et les obligations professionnelles devient floue, surtout dans un monde où les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans la communication. Les agents de la Banque de France, comme d’autres fonctionnaires, sont appelés à naviguer avec prudence dans cet espace public, où chaque « like » peut avoir des répercussions sur leur carrière.
En conclusion, cette sanction illustre les tensions entre la liberté d’expression et les exigences de neutralité imposées aux agents de la Banque de France. Alors que le débat public sur ces questions se poursuit, les syndicats et les employés doivent rester vigilants face à des procédures qu’ils jugent parfois inéquitables.