Catherine MacGregor d’Engie dénonce les idées du RN sur l’énergie

Le 21 avril 2026, Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie, a exprimé ses préoccupations concernant les propositions du Rassemblement national (RN) sur la politique énergétique. Lors d’un dîner avec Marine Le Pen et d’autres dirigeants d’entreprises du CAC 40, elle a souligné que certaines idées avancées par le RN sont « mauvaises pour la France » et pourraient compromettre la sécurité énergétique du pays.

EN BREF

  • Catherine MacGregor a participé à un dîner avec Marine Le Pen pour défendre Engie.
  • Elle critique les propositions du RN, jugées nuisibles pour l’énergie en France.
  • Le RN continue de séduire les patrons, comme le montre le récent déjeuner avec le Medef.

Ce dîner, qui s’est tenu dans un contexte de rapprochement entre le RN et les milieux économiques, a permis à MacGregor de faire entendre la voix des énergéticiens. Elle a insisté sur le fait que les idées du RN sur le marché de l’énergie, notamment celles liées à la fiscalité et aux normes, n’étaient pas viables et risquaient de créer des déséquilibres dans le secteur. « Nous ne pouvons pas laisser ces idées se cristalliser », a-t-elle déclaré.

Les préoccupations soulevées par la directrice d’Engie font écho à des propositions du RN qui ont été présentées lors de la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. À cette époque, le parti avait évoqué des mesures telles que la réduction de la TVA sur les carburants à 5,5 %, une initiative que MacGregor a qualifiée d’« illégale et dangereuse ». Elle a également mis en lumière le risque de renoncer aux objectifs de transition écologique de l’Union européenne, qui sont cruciaux pour l’avenir énergétique de la France.

« À ce moment-là, les mesures associées au RN sur l’énergie prenaient forme », a rappelé Catherine MacGregor. Cette position est partagée par d’autres acteurs du secteur, qui craignent que l’adoption de telles idées nuise à la décarbonation et à l’évolution vers un marché de l’énergie plus durable.

Jordan Bardella, président du RN, a récemment pris part à un déjeuner avec le Medef, où il a promis des « échanges sans tabou » sur les questions économiques. Cette rencontre a été interprétée comme un signe que le RN cherche à s’imposer comme une force politique incontournable dans le paysage français, notamment en attirant des soutiens parmi les patrons.

Le président du Medef, Patrick Martin, a justifié cette approche, affirmant qu’il est impossible d’exclure le RN des discussions politiques, compte tenu de son poids au Parlement. Cependant, des voix s’élèvent au sein du patronat pour mettre en garde contre ce rapprochement. Pascal Demurger, directeur général de la Maif, a récemment qualifié ce lien d’« erreur tactique autant qu’une illusion politique » dans une tribune parue dans Le Monde.

Les débats sur l’énergie et la fiscalité sont donc plus que jamais au cœur des préoccupations des dirigeants d’entreprises. La position de Catherine MacGregor illustre le défi que représentent les choix politiques pour l’avenir de la transition énergétique en France. Son intervention vient rappeler que le secteur de l’énergie est non seulement un enjeu économique majeur, mais également un terrain de bataille idéologique où les choix faits aujourd’hui détermineront les contours de notre avenir collectif.