Alors que l’affaire Jeffrey Epstein continue de susciter l’intérêt et l’indignation, un documentaire diffusé par 60 Minutes Australia met en lumière des aspects jusqu’alors méconnus de son ranch isolé au Nouveau-Mexique. Le Zorro Ranch, un domaine de 3 000 hectares, est au centre de témoignages accablants qui dépassent l’imagination. Ce lieu, qui semblait être un refuge discret, aurait été le théâtre d’actes criminels horrifiants.
EN BREF
- Le Zorro Ranch d’Epstein a été le site d’abus sexuels collectifs et de crimes horribles.
- Des révélations incluent des enterrements de victimes et des procédures médicales non consenties.
- Les autorités du Nouveau-Mexique rouvrent l’enquête sur ce ranch controversé.
Un lieu d’horreur
Le Zorro Ranch, situé à Stanley, à environ 50 kilomètres de Santa Fe, a été acquis par Epstein en 1993. Ce vaste domaine, où il avait fait construire un manoir et une piste d’atterrissage privée, servait à accueillir ses invités sans aucune surveillance.
Les témoignages de victimes, comme celui de Chauntae Davies, révèlent l’horreur qui s’y déroulait. Davies a été abusée dans plusieurs propriétés d’Epstein, mais c’est au Zorro Ranch qu’elle se sentait le plus en danger. « Jeffrey est prêt pour son massage », disait-on, mais ces « massages » n’étaient en réalité que des viols. Ces mots résonnent comme un cri dans la nuit, illustrant l’horreur de son expérience.
Des révélations alarmantes
Les informations signalées par la congressiste Melanie Stansbury sont particulièrement troublantes. En examinant les archives d’Epstein, elle a découvert un rapport du FBI de 2019, indiquant que deux femmes avaient été enterrées sur le ranch après avoir été victimes de violences sexuelles. Ce rapport a immédiatement déclenché une alerte chez elle.
Les abus ne se limitaient pas aux femmes. Des témoignages évoquent également des hommes ayant subi des violences au Zorro Ranch. Un homme a décrit avoir été drogué et témoin de viols collectifs. Stansbury a qualifié Epstein de « prédateur de niveau supérieur », soulignant l’ampleur de son réseau criminel.
Au-delà des abus sexuels
Le documentaire ne s’arrête pas là. Davies expose des cas de procédures médicales non consenties réalisées au ranch, où des victimes se réveillaient sans avoir connaissance des actes subis. Ce témoignage jette une lumière sinistre sur les pratiques qui se déroulaient dans cet endroit.
Davies mentionne également un projet effrayant : celui de créer le « bébé parfait » à partir d’un pool génétique. Ce projet, bien que controversé, a été discuté dans des échanges d’emails entre Epstein et des partenaires, laissant planer un doute sur la nature des intentions d’Epstein.
Une enquête rouverte
En février 2026, le procureur général du Nouveau-Mexique, Raúl Torrez, a décidé de rouvrir l’enquête sur le Zorro Ranch. Les autorités entament une analyse minutieuse de la propriété, à la recherche de preuves tangibles des atrocités signalées. Les nouveaux propriétaires, la famille de Don Huffines, coopèrent avec l’enquête, et une commission a été mise en place pour comprendre les événements qui se sont déroulés sur ces terres.
Les révélations continuent d’affluer, et les procureurs de l’État affirment que les documents déclassifiés justifient un examen approfondi. Malgré les efforts des autorités, Chauntae Davies reste sceptique quant à la possibilité d’une divulgation complète : « Ceux qui couvrent cette affaire ont fait des efforts considérables pour que ça reste caché. »
Alors que l’enquête se poursuit, la question demeure : qui, au-delà d’Epstein, a participé à ce système organisé d’abus ? Les témoignages des victimes soulignent l’importance d’une transparence totale pour faire la lumière sur ces crimes horribles et rendre justice aux victimes.