Fraises de saison : attention au code d’expédition sur les barquettes en avril 2026

En ce mois d’avril 2026, les fraises françaises connaissent un véritable engouement dans les rayons des supermarchés. Après un début de saison marqué par des intempéries en février, les températures plus clémentes de fin mars et début avril ont permis une augmentation significative des volumes. Ce regain de production a rendu ce fruit, souvent considéré comme un luxe, plus accessible aux consommateurs.

EN BREF

  • Les fraises françaises sont en forte production, rendant les prix plus attractifs.
  • Vigilance sur le code d’expédition : un code de plus de quatre jours indique un manque de fraîcheur.
  • Les promotions en cours sont à saisir, mais privilégiez les fruits frais.

La fraise, bien qu’appréciée des Français, reste un produit dont le prix peut freiner les achats, surtout pour des variétés prisées comme la gariguette ou la mara des bois. Actuellement, la gariguette, en pleine saison, peut atteindre des prix avoisinant les 20 euros le kilo. Cependant, ces derniers jours, les prix affichés sont plus doux, autour de 10 à 12 euros le kilo, notamment pour les fraises rondes.

Cette baisse des prix s’explique par une production exceptionnelle. L’Association des producteurs de fraises et framboises de France (AOPn) évoque un « pic de production national sans précédent ». Plusieurs enseignes de grande distribution lancent des opérations promotionnelles, telles que des fraises rondes à 2,89 euros les 500 grammes ou des gariguettes à 2,49 euros chez Intermarché. Ces promotions témoignent de la nécessité des distributeurs à écouler rapidement des volumes importants.

Il est essentiel de rappeler que la fraise est un produit délicat. Elle ne supporte pas bien l’attente et se conserve peu de temps. Après Pâques, les producteurs avaient déjà annoncé la récolte de 1 400 tonnes, établissant un record historique pour la gariguette. Actuellement, toute la France est concernée par cette récolte abondante, avec des bassins de production actifs dans le Sud-Ouest, le Sud-Est, en Bretagne, en Sologne et en Rhône-Alpes.

Cette abondance de fraises se traduit également par une pression sur les prix, d’autant plus que la concurrence étrangère, notamment espagnole, est moins forte en raison de conditions météo difficiles. Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’Association des fruits et légumes du Lot-et-Garonne, souligne l’écart de prix entre le producteur et le rayon : « Le prix de vente producteur est autour de 7 à 7,5 euros le kilo, alors qu’il est revendu entre 15 et 16 euros en magasin. »

La différence de coût entre la France et l’Espagne est structurelle. Félix Pizon, directeur de la même association, rappelle que les coûts de production en Espagne sont 5 à 6 fois moins élevés, en raison de la main-d’œuvre moins chère. La récolte de fraises nécessite beaucoup de travail, entre six et huit personnes par hectare, et la mécanisation ne donne pas encore de résultats satisfaisants. Cela contribue à expliquer pourquoi la production de fraises en France demeure plus coûteuse.

Malgré ces prix plus bas, il est crucial de considérer la fraîcheur des fraises lors de l’achat. Les feuilles, ou calice, doivent être bien vertes, sans signe de dessèchement, et les fruits doivent être brillants, fermes, sans taches molles ni jus au fond de la barquette. Félix Pizon recommande de vérifier le code imprimé sur l’emballage : en avril, il commence par la lettre D, suivie de deux chiffres correspondant au jour d’expédition.

Ce code est un indicateur clé à surveiller. Si la barquette a été expédiée depuis plus de quatre jours, il vaut mieux l’éviter, même si le prix semble attractif. Les promotions actuelles offrent une belle opportunité de déguster les fraises françaises, mais la priorité doit aller à celles qui sont encore fraîches. Le label rouge peut également être un guide vers des fruits sélectionnés pour leur goût et leur aspect, sans pour autant garantir qu’ils soient bio.