Les efforts pour retrouver Manon Relandeau, jeune mère de famille disparue depuis un mois, se renforcent. Ce mercredi 29 avril, la gendarmerie a annoncé une « montée en puissance » des moyens déployés dans le cadre de cette enquête, qui pourrait être liée à un féminicide. Manon, résidant à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes, pourrait avoir été victime de son conjoint, actuellement interpellé en Algérie.
EN BREF
- Manon Relandeau disparue depuis un mois, ses recherches intensifiées.
- Le conjoint, suspecté d’implication, a été arrêté en Algérie.
- Plus de cent gendarmes mobilisés, drones et équipes cynophiles déployés.
Depuis le début de l’enquête, le 3 avril, des efforts considérables ont été engagés. Plus de cent gendarmes sont mobilisés, accompagnés d’équipes cynophiles et d’une brigade fluviale. De plus, une cellule nationale d’enquête a été mise en place, dirigée par la section de recherches de Nantes. Le périmètre de recherche s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés autour de Saint-Étienne-de-Montluc.
Les opérations de recherche, menées par le capitaine Aurélien Schlossman, incluent l’utilisation de drones de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale). L’un des drones est utilisé de jour pour identifier des anomalies de terrain, tandis qu’un autre, thermique, opère la nuit pour détecter des sources de chaleur. Ces technologies visent à localiser d’éventuelles preuves ou traces laissées par des véhicules.
Le lieutenant-colonel Gonzague Caffart, s’exprimant devant le site de la ferme où Manon travaillait, a décrit la zone de recherche comme difficile d’accès, caractérisée par des marais et des étiers. « Progression compliquée », a-t-il noté, soulignant les défis posés par le terrain marécageux.
La situation s’est intensifiée avec l’arrestation du conjoint de Manon, un homme de 41 ans, en Algérie. Il avait pris l’avion le 2 avril avec leur fille de 15 mois. Le parquet a ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement. Interrogé par l’AFP, le procureur a choisi de ne pas commenter les procédures judiciaires en cours ni une éventuelle demande d’extradition.
Le suspect présente un passé judiciaire : en 2019, il avait été condamné à Nantes pour des violences conjugales. Dans le cadre de cette affaire, deux autres individus ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime ». Ces deux personnes sont actuellement en détention provisoire.
Les recherches se poursuivent avec un nouveau survol par hélicoptère prévu dans la journée. Les autorités demeurent mobilisées, déterminées à retrouver Manon Relandeau et à élucider les circonstances de sa disparition. Cette affaire soulève des inquiétudes croissantes au sujet de la violence faite aux femmes, et les autorités font appel à la solidarité de la population pour toute information utile.