Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exprimé son soutien à une taxation des superprofits dans un contexte économique tendu, marqué par la flambée des prix des carburants. Lors d’une interview sur BFMTV, il a souligné l’importance de la mobilisation collective face à cette crise. Cette déclaration intervient après que TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre 2026, soit une hausse de 51 % par rapport à l’année précédente.
EN BREF
- Jordan Bardella favorable à une taxe sur les superprofits de TotalEnergies.
- Les prix des carburants devraient continuer d’augmenter pendant plusieurs mois.
- La France engage une mission multilatérale pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
Les bénéfices de TotalEnergies sont directement liés à la montée des prix du pétrole, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient. Dans ce contexte, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé la redistribution de ces profits « d’une manière ou d’une autre ». Bardella a affirmé que cette mesure serait nécessaire pour aider les Français touchés par la hausse des prix à la pompe, qui, selon lui, sont « inquiétants et totalement folles ».
Le président du Rassemblement national a également critiqué l’impuissance du gouvernement face à cette situation, notant que des millions de Français se sentent désemparés. Il a prévenu que la hausse des prix pourrait se prolonger, ajoutant que le blocage des prix des carburants par TotalEnergies doit être maintenu.
Cette situation délicate est aggravée par la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce mondial, où transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole. En réponse, la France, en collaboration avec le Royaume-Uni, a lancé une initiative multilatérale qui vise à garantir la sécurité maritime dans la région.
Concernant l’envoi de troupes françaises dans le détroit, Jordan Bardella a été clair : il n’est pas question de risquer des vies tant qu’un cessez-le-feu durable n’est pas établi. Il a proposé que la France, avec ses partenaires, se concentre sur des missions d’accompagnement et de déminage après la réouverture du détroit.
Enfin, quant à une éventuelle intervention terrestre en Iran, Bardella a exprimé des doutes sur la stratégie du président américain, qualifiant ses objectifs d’erratiques et soulignant la nécessité de prudence dans cette région à haut risque.
Dans ce climat de tensions géopolitiques et économiques, la position de Jordan Bardella pourrait influencer le débat public sur les superprofits et les mesures à prendre pour alléger le fardeau financier des Français.