Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé son indignation ce samedi 2 mai suite à l’agression d’une religieuse française à Jérusalem survenue plus tôt dans la semaine. Il a adressé ses vœux de prompt rétablissement à la victime, tout en dénonçant cet acte comme « choquant ».
EN BREF
- Une religieuse française agressée à Jérusalem le 28 avril.
- Jean-Noël Barrot appelle à sanctionner l’agresseur.
- La communauté chrétienne fait face à une recrudescence des violences.
Les faits se sont déroulés le mardi 28 avril dans l’après-midi. La religieuse, âgée de 48 ans et chercheuse à l’École biblique et archéologique française (EBAF) de Jérusalem, a été violemment poussée par un homme alors qu’elle marchait près du tombeau de David, sur le mont Sion, non loin de la Vieille Ville. Les images de l’agression, capturées par des caméras de vidéosurveillance, montrent l’agresseur revenir vers elle pour lui asséner un coup de pied alors qu’elle se trouvait au sol. Un touriste israélien a heureusement intervenu pour mettre fin à l’agression.
Jean-Noël Barrot a précisé que l’auteur de cet acte odieux, un homme de 36 ans, a été arrêté par la police israélienne. Cette dernière a souligné que cet incident s’inscrit dans un climat de violences croissantes dirigées contre les chrétiens par des extrémistes juifs. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une sanction « exemplaire » afin de mettre un terme aux actes antichrétiens qui se multiplient en Terre sainte.
Le Consulat général de France à Jérusalem a également condamné fermement cette agression, appelant à ce que l’auteur soit traduit en justice pour son acte et que justice soit rendue à la victime. Olivier Poquillon, directeur de l’EBAF, a relaté que la sœur avait ressenti l’approche de son agresseur avant d’être projetée violemment sur une pierre. Il a ajouté que, bien que la religieuse ait été légèrement blessée, elle demeure profondément choquée par cette expérience.
Une photo diffusée par la police israélienne montre la sœur, en habit religieux, avec une large trace violacée à la tempe, son visage étant flouté pour des raisons de sécurité. Cette agression s’inscrit dans un contexte plus large de violences dirigées contre la communauté chrétienne en Israël, où des actes de provocation, tels que des insultes et des crachats, deviennent courants. Une source diplomatique européenne a souligné que ce type de violence atteint un nouveau niveau.
La Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université hébraïque de Jérusalem a également réagi en condamnant cette « agression violente », déclarant qu’elle n’est pas un incident isolé, mais plutôt le reflet d’une tendance inquiétante d’hostilité grandissante à l’égard de la communauté chrétienne et de ses symboles dans la région.
La situation actuelle appelle à une vigilance accrue et à des mesures concrètes pour protéger les membres de la communauté chrétienne en Terre sainte, où le climat de tension et de violence ne cesse de croître. La réponse des autorités israéliennes et la mobilisation de la communauté internationale seront essentielles pour prévenir de tels incidents à l’avenir.