Le rapport attendu sur l’audiovisuel public, rédigé par le député UDR Charles Alloncle, ne sera pas publié ce lundi 4 mai 2026 comme initialement prévu. La mise en ligne, annoncée par le parlementaire, a été décalée au mardi matin sur le site de l’Assemblée nationale.
EN BREF
- La publication du rapport sur l’audiovisuel public est reportée au mardi 5 mai.
- Le rapport de Charles Alloncle vise une cure d’austérité de 1 milliard d’euros.
- Des accusations de conflits d’intérêts entourent le député et son rapport.
Dans une déclaration faite sur RTL, Charles Alloncle a précisé que les administrateurs de l’Assemblée nationale l’ont informé de ce changement de calendrier. Ce rapport, qui suscite déjà de vives critiques, pourrait servir de base à une proposition de loi à venir en juin.
Le contenu du rapport, qui s’étend sur près de 400 pages, est controversé. Des membres de la gauche et des députés du bloc central de la commission d’enquête accusent Charles Alloncle de vouloir affaiblir des institutions comme France Télévisions et Radio France. Le député, membre du parti d’Éric Ciotti, a d’ailleurs été interrogé sur le sujet lors de ses auditions.
Les recommandations incluent une réduction drastique des financements, estimée à plus de 1 milliard d’euros par an, soit un quart des crédits de l’État dédiés à l’audiovisuel public. Parmi les mesures proposées, figurent la suppression de France 4, jugée peu populaire, ainsi que la fusion de France 2 et France 5.
Charles Alloncle a exprimé sa conviction que son rapport ne sera pas ignoré. Il prévoit d’utiliser la niche parlementaire du 25 juin pour proposer des lois visant à mieux encadrer les conflits d’intérêts entre l’audiovisuel public et des sociétés de production privées.
Les accusations de conflit d’intérêts ne manquent pas. L’association AC!! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X, visant Alloncle et la direction de Lagardère News. Cette dernière est accusée d’influence sur les débats, ce que le député a nié, affirmant qu’il n’avait pas recours à des questions suggérées par des intérêts privés.
Le débat sur l’avenir de l’audiovisuel public est donc plus que jamais d’actualité, avec des enjeux cruciaux autour de sa privatisation potentielle, surtout à l’approche des élections. Les positions de Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite, selon lesquelles il pourrait engager la privatisation de l’audiovisuel public, ajoutent une couche de tension à cette discussion.
Alors que le rapport de Charles Alloncle devrait être mis en ligne demain, il reste à voir comment ces propositions seront accueillies par le public et les parties prenantes, et quelles répercussions elles auront sur l’avenir des médias publics en France.