Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, prône l’austérité et critique son prédécesseur

Dans un entretien accordé au Parisien, publié le 10 mai 2023, Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, a exprimé sa volonté de mener une politique d’économies drastiques pour la ville. Élu le 22 mars, il a succédé à Christian Estrosi, dont il critique la gestion financière sans le nommer directement.

EN BREF

  • Éric Ciotti annonce un plan d’économies de 60 millions d’euros à Nice.
  • Il souligne une réduction des impôts de plus de 50 millions d’euros.
  • Ciotti critique la gestion de son prédécesseur tout en appelant à une union des droites.

Éric Ciotti, ancien député et figure montante de la droite, a appelé à une large « union des droites » en vue de l’élection présidentielle de 2027, affirmant que le Rassemblement national est le seul mouvement capable de mener un réel redressement du pays. Cette déclaration s’inscrit dans le contexte des élections législatives anticipées de 2024, durant lesquelles il a déjà manifesté son soutien à Marine Le Pen et à Jordan Bardella.

Interrogé sur sa vision de la gestion municipale, le maire a révélé un plan d’économies ambitieux estimé à 60 millions d’euros. Ce plan inclut des coupes dans certaines subventions, notamment celles destinées aux activités sportives. Toutefois, tout en réduisant les dépenses, Ciotti met l’accent sur les baisses d’impôts. « À Nice, j’ai engagé une baisse massive des impôts de plus de 50 millions d’euros », a-t-il déclaré, soulignant que cette priorité doit également s’appliquer à l’échelle nationale.

Pour Ciotti, la gestion des finances publiques doit se faire avec une rigueur extrême. « Chaque euro dépensé doit être utile pour l’intérêt général, pour la croissance, pour l’emploi », a-t-il insisté. Il a également évoqué des mesures concrètes, telles que la vente de 25 véhicules de fonction, dont trois réservés à l’ancien maire, pour réduire les coûts.

Dans un ton ferme, il a annoncé que « la fête est finie » à Nice, qualifiant de « gabegie » les dépenses excessives de l’administration précédente. Il a pointé du doigt les véhicules de fonction, les indemnités jugées injustifiées, ainsi que les frais de restaurant trop élevés. Cette critique est d’autant plus significative qu’elle intervient alors que Christian Estrosi fait face à des accusations de « recel de détournements de fonds publics », selon une enquête préliminaire en cours.

Les propos de Ciotti, qui visent à marquer un tournant dans la gestion de la ville, illustrent son intention de redéfinir les priorités budgétaires. En évitant de mentionner directement son prédécesseur, il semble vouloir établir une rupture claire avec le passé.

Ce changement de cap pourrait également être perçu comme une tentative de galvaniser son électorat en vue des prochaines échéances politiques. En s’alignant sur des positions fermes et en promettant des mesures concrètes, Éric Ciotti espère s’imposer comme un leader capable de transformer la municipalité de Nice tout en se positionnant sur l’échiquier national.

Avec ces annonces, le nouveau maire de Nice affiche clairement ses ambitions, tant au niveau local qu’au niveau national, promettant un avenir où les priorités économiques et la rigueur budgétaire sont mises en avant.