Les autorités judiciaires françaises se penchent actuellement sur deux plateformes en ligne, Chatiw et Motherless, soupçonnées d’infractions à caractère sexuel. Cette investigation a été confirmée par le parquet de Paris, qui a indiqué que les signalements concernant ces sites faisaient l’objet d’une étude au sein de la section spécialisée en cybercriminalité.
EN BREF
- Le parquet de Paris examine des signalements sur Chatiw et Motherless.
- Aurore Bergé évoque des contenus criminels sur Motherless.
- Sarah El Haïry a saisi la justice concernant Chatiw pour des messages à caractère sexuel.
La ministre déléguée chargée de l’Égalité Femmes/Hommes, Aurore Bergé, a récemment alerté l’Assemblée nationale sur les dangers que représentent ces plateformes. En particulier, elle a évoqué le site Motherless, qui a été accusé d’héberger des vidéos d’actes sexuels sur des femmes inconscientes, ce qui soulève des préoccupations majeures concernant le commerce du viol.
Dans un message publié sur X, Aurore Bergé a déclaré : « Motherless est hors ligne. Des dizaines de milliers de vidéos de viols, de femmes droguées, de mineures : 62 millions de visiteurs. Ce n’était pas du contenu adulte. C’était du contenu criminel. » Elle a également souligné que la fermeture de ce site représentait une victoire, mais a insisté sur le fait que cette fermeture ne devait pas être temporaire.
En mars dernier, CNN avait mis en lumière l’existence de plusieurs plateformes en ligne où des individus partagent des conseils pour droguer et violer des femmes. L’enquête a révélé que Motherless abritait plus de 20 000 vidéos dans une catégorie intitulée « sleep », dédiée aux femmes endormies ou droguées à leur insu, ce qui a suscité une indignation généralisée.
Parallèlement, la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a également pris des mesures concernant la plateforme Chatiw. Elle a mentionné dans une interview donnée au journal Le Monde avoir reçu des alertes sur des messages à caractère sexuel que les utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion. Elle a précisé : « Quand on reçoit une alerte sur un site, on vérifie s’il y a des mécanismes de protection suffisants pour éviter qu’un mineur soit confronté à des prédateurs ou à des sollicitations sexuelles. »
Sarah El Haïry a également saisi la justice au sujet d’autres sites comme Chaat.fr et legarçon.net, lesquels sont accusés de mettre en contact des pédocriminels sans aucune vérification d’âge. Fin avril, le parquet de Paris a commencé une première analyse concernant legarçon.net, soulignant l’urgence de la situation.
Mi-avril, la haute-commissaire avait évoqué la résurgence du site Internet Coco, qui avait été fermé par la justice en 2024 après avoir été impliqué dans de nombreux crimes sexuels. Le parquet de Paris a récemment annoncé l’ouverture d’une enquête sur la réouverture de cette plateforme, ce qui témoigne des défis persistants dans la lutte contre la criminalité en ligne.
Ces actions de la part des autorités visent à protéger les personnes vulnérables et à lutter contre la propagation de contenus illégaux sur Internet. La vigilance et la réactivité des institutions judiciaires sont essentielles dans cette lutte contre les infractions à caractère sexuel.