Baisse du prix du gaz en juin : une bonne nouvelle pour 6 millions de ménages

Une annonce rassurante pour de nombreux Français. Le prix de référence du gaz va diminuer de 4,8 % en juin, entraînant une réduction moyenne de 1,26 euro sur les factures pour les ménages abonnés. C’est ce qu’a révélé la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un communiqué diffusé ce lundi.

EN BREF

  • Le prix de référence du gaz va baisser de 4,8 % en juin
  • En moyenne, les factures diminueront de 1,26 euro pour 6 millions de ménages
  • Cette baisse fait suite à une hausse de 15,4 % en mai

Cette baisse, bien que bienvenue, doit être mise en perspective. En effet, le prix de référence pour juin reste presque 10 % supérieur à celui d’avril, une période où les prix n’avaient pas encore été affectés par la montée des cours du pétrole et du gaz en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, selon les précisions de la CRE.

Cette diminution de 4,8 % s’applique à environ 6 millions de ménages qui ont choisi une offre de fournisseur indexée sur le prix moyen, représentant environ 60 % des abonnés résidentiels au gaz. En revanche, les 40 % restants, ayant opté pour des offres à prix fixe, ne bénéficieront pas de cette baisse.

Le nouveau tarif passera ainsi à 152,86 euros du mégawattheure (MWh) toutes taxes comprises, contre 160,54 EUR/MWh au 1er mai. Cette évolution est principalement le résultat d’une baisse observée sur les marchés du gaz en avril, qui avait été marquée par une hausse significative des prix en mars, due au contexte de conflit au Moyen-Orient.

La CRE souligne que seule la part d’approvisionnement de la facture évolue au 1er juin 2026. Cette part représente une des trois composantes de la facture, avec les taxes et les coûts d’acheminement. Le calcul de cette part repose sur une moyenne des prix des marchés constatés un mois avant la date de livraison du gaz. Pour juin, cela signifie que les prix d’avril sont déterminants.

En avril, les marchés gaziers ont connu une volatilité importante, influencée par l’intensification du conflit. Le contrat à terme du TTF néerlandais, qui est la référence en Europe, a enregistré une perte d’environ 9,4 % sur un mois. Ce contexte de guerre, déclenchée le 28 février par des actions militaires entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, a conduit à des perturbations majeures dans l’approvisionnement en gaz, notamment à travers le détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour le transport de l’énergie.

Depuis le début du conflit, l’indice de référence européen TTF a connu une hausse de près de 42 %, passant de 31,959 euros/MWh le 27 février à 45,355 euros/MWh récemment. Les fluctuations des marchés gaziers ont été marquées par des pics à 74 euros/MWh le 19 mars, illustrant l’instabilité actuelle liée aux tensions géopolitiques.

Alors que ces évolutions tarifaires se dessinent, il est essentiel pour les consommateurs de rester informés et attentifs aux éventuelles variations futures. La situation sur les marchés de l’énergie demeure instable, et les tarifs du gaz pourraient continuer à fluctuer en fonction des développements internationaux.