Le président américain Donald Trump a récemment déclaré que le cessez-le-feu en cours était « sous assistance respiratoire », en réponse à la réaction de l’Iran face aux propositions de paix américaines. Cette déclaration, prononcée depuis la Maison Blanche, souligne la fragilité de la situation diplomatique entre Washington et Téhéran.
EN BREF
- Donald Trump qualifie le cessez-le-feu de « sous assistance respiratoire ».
- L’Iran menace de riposter en cas d’agression.
- Les tensions dans le détroit d’Ormuz continuent d’affecter les marchés pétroliers.
Depuis plus d’un mois, les négociations pour un cessez-le-feu durable peinent à avancer. Les deux parties, via un médiateur pakistanais, échangent des propositions, mais sans parvenir à un consensus. L’Iran a qualifié la dernière offre américaine de « jetable », une réponse qui a renforcé la méfiance entre les deux nations.
Lors d’un appel avec un journaliste de Fox News, Trump a insisté sur le fait que la situation était critique : « Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit : +Monsieur, votre être cher a exactement 1% de chances de vivre », a-t-il déclaré, illustrant ainsi son inquiétude face à la dégradation des pourparlers.
En réponse, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé sur X que l’Iran était prêt à « riposter et à donner une leçon » si la situation l’exigeait. Ce durcissement du ton iranien ouvre la porte à des escalades potentielles.
Trump a également évoqué la possibilité de relancer une opération de protection des navires dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial qui a été soumis à des tensions croissantes depuis l’offensive israélo-américaine du 28 février. Cette opération avait été mise en pause le 5 mai, en raison des avancées supposées vers un accord, qui ne se sont cependant pas matérialisées.
Le Wall Street Journal a rapporté que les Émirats arabes unis avaient mené des opérations militaires contre l’Iran, ciblant des installations pétrolières en avril. Cette implication, non confirmée par Abu Dhabi, pourrait marquer un tournant dans l’escalade des tensions régionales, puisque jusqu’à présent, peu de pays arabes avaient ouvertement pris parti dans le conflit.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a déclaré que les demandes de l’Iran étaient « légitimes », incluant la fin de la guerre dans la région, la levée des blocus américains et la restitution des avoirs iraniens bloqués. La proposition de Téhéran inclut également une réouverture graduelle du détroit d’Ormuz, accompagnée d’une levée simultanée du blocus.
Une telle réouverture pourrait être essentielle pour le commerce mondial d’hydrocarbures, alors que les prix du pétrole continuent de grimper, atteignant 105,15 dollars pour le baril de Brent et 99,08 dollars pour le WTI. Le patron d’Aramco a averti que la guerre avait déclenché le « plus grand choc énergétique » jamais connu, estimant que les marchés pourraient ne pas retrouver un fonctionnement normal avant 2027.
Les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz s’étendent au-delà des hydrocarbures, affectant également le transport d’engrais. Jorge Moreira da Silva, chef d’un groupe de travail de l’ONU, a prévenu qu’une crise humanitaire majeure pourrait se profiler dans les semaines à venir si la situation ne s’améliore pas.
Alors que les tensions persistent, le Hezbollah pro-iranien et Israël continuent leurs frappes au Liban. De nouvelles discussions pour des négociations de paix entre le Liban et Israël sont prévues à Washington cette semaine, mais l’issue reste incertaine.