Lundi 11 mai, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tenu à apaiser les craintes concernant l’hantavirus. Lors d’une conférence de presse à Tenerife, il a affirmé que l’OMS ne prévoit « pas de pandémie » relative à cette maladie.
EN BREF
- Le directeur de l’OMS minimise le risque d’une pandémie d’hantavirus.
- Neuf cas de personnes infectées ont été confirmés en Espagne.
- Des passagers du bateau de croisière MV Hondius sont en quarantaine à Paris.
Les déclarations de Tedros Adhanom Ghebreyesus visent à rassurer la population française. « Je souhaite que les citoyens français ne s’inquiètent pas de cette situation », a-t-il souligné, ajoutant que le danger pour la population est faible. Cette déclaration intervient alors qu’il supervise l’évacuation des passagers du MV Hondius, un bateau de croisière où un foyer épidémique a été détecté.
Le directeur général de l’OMS a précisé que le risque d’une augmentation des cas est minime. « Nous ne prévoyons pas de pandémie. Le risque est faible », a-t-il affirmé, corroborant les analyses de l’organisation. Les experts estiment que toute hausse des infections serait davantage liée à un long temps d’incubation de la maladie, qui peut varier d’une à six semaines, plutôt qu’à une propagation rapide du virus.
Pour rappel, neuf cas d’infection par hantavirus ont été confirmés, dont quatre passagers du bateau de croisière. Ces derniers sont actuellement placés en quarantaine à l’hôpital Bichat à Paris. Une cinquième passagère française, premier cas confirmé d’hantavirus sur le sol national, est également hospitalisée dans cet établissement. Son état est stable, et elle est sous surveillance en service de réanimation, comme l’a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu dans une publication sur X.
La communication de l’OMS dans ce contexte est essentielle pour éviter la panique. Tedros Adhanom Ghebreyesus a insisté sur le fait que « le risque pour la population est faible », une affirmation qu’il a répétée à plusieurs reprises pour s’assurer que la population comprenne bien la situation. La vigilance est de mise, mais l’OMS se veut claire : il n’y a pas lieu de s’inquiéter de manière excessive.
Cette situation rappelle l’importance de la surveillance épidémiologique dans le monde maritime, notamment sur les navires de croisière, où des foyers peuvent rapidement se développer en raison de la proximité des passagers. Les autorités sanitaires continueront à suivre de près les évolutions de la situation et à informer le public sur les mesures de santé à adopter.
En somme, bien que la présence de cas d’hantavirus soit un sujet de préoccupation, les experts et responsables sanitaires s’accordent à dire que la situation est sous contrôle et ne nécessite pas d’alarme généralisée.