Les espoirs de paix au Moyen-Orient s’amenuisent. Ce lundi 11 mai, Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran était « sous assistance respiratoire ». Cette annonce fait suite à des échanges tendus entre Washington et Téhéran concernant un plan visant à mettre fin durablement à la guerre dans la région.
EN BREF
- Donald Trump considère que le cessez-le-feu avec l’Iran est en danger.
- Téhéran menace de riposter à toute agression américaine ou israélienne.
- Les Émirats arabes unis pourraient avoir mené des opérations militaires contre l’Iran.
Depuis plus d’un mois, les discussions entre les deux nations, facilitées par un médiateur pakistanais, n’ont pas permis d’aboutir à un accord concret. Donald Trump a critiqué la réponse de l’Iran aux propositions américaines, qualifiant celle-ci de « à mettre à la poubelle ». Il a ajouté, depuis la Maison Blanche, que la situation actuelle était comparable à une situation critique, où l’on ne donnerait qu’« 1 % de chances de vivre » à un patient en soins intensifs.
En parallèle, le président américain a évoqué la possibilité de relancer une opération de protection des navires dans le détroit d’Ormuz, stratégiquement important, après une suspension de cette initiative le 5 mai. Cette décision avait été prise à la lumière des « grands progrès » réalisés en vue d’un accord, qui, au final, n’a pas vu le jour.
Du côté iranien, la réponse ne s’est pas fait attendre. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé sur X que l’Iran était prêt à « riposter et à donner une leçon » en cas d’agression. De son côté, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a insisté sur le fait que l’Iran ne demande que ses « droits légitimes », comprenant la fin de la guerre dans la région, la levée du blocus américain des ports iraniens, et la libération des avoirs iraniens, gelés depuis des années.
Une proposition de Téhéran inclurait une réouverture progressive du détroit d’Ormuz et une levée simultanée du blocus. En outre, l’Iran serait prêt à négocier sur le dossier nucléaire dans un délai de 30 jours, offrant de « diluer » une partie de son uranium hautement enrichi, tout en refusant de démanteler ses installations ou d’accepter un moratoire de 20 ans sur son programme d’enrichissement.
Alors que Washington et plusieurs pays expriment leurs inquiétudes concernant les ambitions nucléaires de Téhéran, le Wall Street Journal a rapporté que les Émirats arabes unis auraient mené des frappes militaires contre l’Iran en avril. Bien que non confirmée, cette information pourrait indiquer un changement de posture parmi les pays du Golfe, qui n’avaient jusqu’alors pas pris part activement aux hostilités.
En parallèle, la situation reste tendue au Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël continuent de s’affronter, malgré une trêve théorique en place depuis le 17 avril. De nouvelles discussions destinées à favoriser des négociations de paix entre le Liban et Israël sont prévues à Washington ces jeudi et vendredi.
Face à cette escalade des tensions, la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, espérant un retour rapide à la diplomatie pour éviter une nouvelle détérioration du climat sécuritaire au Moyen-Orient.