L’Iran refuse de modifier ses propositions après le rejet de Trump

Le climat diplomatique au Moyen-Orient se tend encore davantage alors que l’Iran a clairement indiqué, ce mardi, qu’il n’envisageait pas d’amender ses propositions pour mettre un terme à la guerre en cours, après que le président américain, Donald Trump, les a qualifiées de « bonnes à mettre à la poubelle ». Cette déclaration du négociateur en chef de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, intervient alors qu’une trêve précaire est en place depuis le 8 avril.

EN BREF

  • L’Iran refuse de modifier ses propositions après le rejet de Trump.
  • Le cessez-le-feu en place depuis le 8 avril est menacé.
  • Les tensions persistent au Liban avec des frappes israéliennes récurrentes.

Dans un message publié sur X, Ghalibaf a insisté sur l’importance d’accepter les droits du peuple iranien tels qu’établis dans sa proposition en 14 points. Il a averti que toute autre approche ne pourrait qu’échouer, tout en mettant en lumière les coûts que cela pourrait engendrer pour le contribuable américain si les négociations traînaient en longueur.

Les remarques de Ghalibaf font suite à une critique de Donald Trump, qui a récemment minimisé l’importance des propositions iraniennes, assimilant le cessez-le-feu à un état critique. Ce dernier a également évoqué la nécessité d’initier une opération de protection des navires dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, en réponse aux tensions avec l’Iran.

Des informations relayées par des médias suggèrent que la proposition américaine initiale, bien que non divulguée, pourrait contenir un protocole d’accord pour mettre fin aux hostilités, qui ont déjà causé des milliers de décès depuis le début de la guerre le 28 février. L’Iran réclame également la cessation des frappes israéliennes au Liban et la fin du blocus américain de ses ports, ainsi que le déblocage de ses avoirs à l’étranger.

Les tensions se poursuivent dans la région, comme en témoignent les frappes israéliennes récentes au Liban, qui ont coûté la vie à 13 personnes, dont un soldat et deux secouristes. Depuis le début du cessez-le-feu, les pertes humaines au Liban s’élèvent à 380, selon le ministère de la Santé.

Dans un contexte où le détroit d’Ormuz est de nouveau au cœur des préoccupations, les prix du pétrole connaissent une hausse, atteignant près de 108 dollars le baril. Le Premier ministre qatari, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a condamné l’utilisation potentielle de ce passage comme levier de pression par l’Iran.

Les regards sont désormais tournés vers la visite prévue à Pékin par Donald Trump, qui doit s’entretenir avec son homologue chinois, Xi Jinping. L’administration américaine espère que la Chine, en tant que principal importateur de pétrole iranien, pourra exercer une pression sur Téhéran. Cependant, Trump a minimisé l’importance de la question iranienne dans ses discussions avec Xi, affirmant qu’il n’avait pas besoin d’aide à ce sujet.

Alors que les discussions de paix doivent se poursuivre à Washington, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé que la question du désarmement de son groupe, exigé par Israël, ne serait pas abordée lors des négociations. Les enjeux demeurent donc élevés, tant pour la stabilité régionale que pour l’économie mondiale, alors que la guerre en cours continue d’avoir des répercussions dramatiques sur la population civile.