Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 12 mai 2026, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exposé les mesures prises en réponse à un cas confirmé d’hantavirus en France. Un épisode qui ravive les craintes d’une nouvelle pandémie, alors qu’un foyer a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius.
EN BREF
- Un cas d’hantavirus confirmé en France, avec 22 personnes considérées comme cas contacts.
- Les mesures de quarantaine renforcée sont mises en place pour tous les cas contacts.
- La ministre rassure sur les stocks de masques et la disponibilité des lits d’hôpital.
Le hantavirus, virus principalement transmis par les rongeurs, a suscité des inquiétudes à la suite de la déclaration d’un patient positif. La patiente, une Française de retour du MV Hondius, a été hospitalisée dans un état stable, mais nécessite une attention particulière en raison de la gravité de la maladie.
Lors de la conférence, la ministre a été accompagnée par des experts en épidémiologie, dont Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat. Rist a précisé que, suite à la détection du virus à bord du navire, tous les passagers et membres d’équipage avaient été placés à l’isolement. La situation est suivie de près, notamment en raison de la létalité élevée de ce virus, évaluée entre 35 et 40 %.
Les autorités sanitaires ont identifié 22 personnes comme cas contacts. Ces dernières seront mises en quarantaine pour une période minimale de 15 jours. Le Premier ministre a aussi insisté sur la nécessité de ces mesures afin de contenir toute propagation du virus. Pour l’instant, la ministre a souligné qu’aucun cas supplémentaire n’a été recensé parmi les passagers des vols ayant été en contact avec le navire.
Le MV Hondius, arrivé à Tenerife le 11 mai, a vu plusieurs passagers développer des symptômes respiratoires sévères. Un premier décès a été rapporté le 11 avril, suscitant des craintes de transmission du virus. En ce qui concerne la patiente hospitalisée, elle se trouve actuellement sous assistance respiratoire, tandis que quatre autres passagers ont été testés négatifs.
Les médecins présents à la conférence ont expliqué que la phase d’incubation de ce virus est particulièrement longue, allant de deux à six semaines. Les premiers symptômes peuvent sembler anodins, tels qu’une fatigue intense, mais peuvent rapidement dégénérer en une insuffisance pulmonaire nécessitant une hospitalisation.
Les experts ne disposent pas encore de traitement antiviral spécifique ni de vaccin pour lutter contre l’hantavirus. L’absence de certitudes quant aux facteurs de risque complique également la gestion de cette maladie émergente.
Stéphanie Rist a également évoqué la gestion des stocks de masques, un point d’inquiétude lors de la pandémie de Covid-19. Elle a rassuré le public en affirmant que les stocks de masques étaient en cours de reconstitution et que le système hospitalier était prêt à accueillir les cas de hantavirus. Caroline Semaille, directrice de Santé publique France, a également signalé qu’un patient asymptomatique avait été identifié, soulevant des questions sur la transmission potentielle du virus.
Enfin, une alerte a été émise concernant un potentiel cas d’hantavirus à Antibes. Un Samu local est intervenu pour prendre en charge une femme qui pourrait être porteuse du virus, renforçant ainsi les mesures de précaution prises par les autorités sanitaires.
La situation demeure évolutive, et les autorités continuent de surveiller de près les développements liés à l’hantavirus. La vigilance reste de mise pour éviter toute propagation de ce virus potentiellement dangereux.